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Au revoir 2015, Bonjour 2016

Les lutins statisticiens de WordPress ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 2 100 fois en 2015. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 35 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Belle et Heureuse Année 2016 à partager avec vos proches !

Faisons de 2016 une année riche en évènements avec la mise en place de projets concrets de Transition sur  Plaisir.

Transition

 

2 degrés avant la fin…

Difficile mission que celle d’éclaircir les enjeux climatiques qui seront évoqués au cours de la COP21. Comment se réduire aux simples textes quand on sait que le changement climatique affecte aujourd’hui la biodiversité, la sécurité humaine, la santé, etc. ?

Deux degrés avant la fin du monde décrypte les vingt COP et le protocole de Kyoto qui ont précédé cet événement – sans vraiment changer la donne – et se penche sur les causes diverses ainsi que les solutions envisageables. La neurologie, la pédagogie, les territoires en transition ou le changement des habitudes alimentaires sont autant de pistes aussi prometteuses (sinon plus) que celles proposées par l’ONU.

Un débat placé non seulement dans l’Agora numérique de YouTube dont Datagueule est coutumier mais aussi dans un réel espace de passage et de vie citoyenne : la place de la République. Dataguele a fait d’un grand écran le point de rencontre pour cheminer avec les réactions des passants dans le questionnement sur la nature du changement en cours.

Le documentaire décline dans différents formats (interview, reportage, etc.) l’esprit du programme court #Datagueule et y ajoute la parole des passants croisés lors de la journée de projection d’éléments du programme, pour ne pas laisser le monopole du débat aux seuls experts, décideurs et journalistes.

On lâche rien !

Le gouvernement envisage d’interdire certaines (ou la plupart) des mobilisations citoyennes organisées cette fin d’année pour le climat. Nous vous invitons à signer, faire signer, et relayer au maximum l’appel pour le maintien des mobilisations citoyennes pour le climat.

Construisons un monde juste, durable et solidaire

Les peuples de Paris et Beyrouth ont vécu des massacres ignobles. Nous exprimons notre tristesse et notre solidarité avec toutes les victimes ainsi que notre détermination à nous tenir debout face au meurtre programmé et aléatoire de civils innocents.

Qu’ont voulu les terroristes ? Nous faire peur et nous pousser à des réactions aveugles et brutales qui intensifieraient le cycle de la violence. Daesh nous a frappé dans nos lieux de rencontre, de vie, pour nous terroriser, engendrer chez nous des désirs de vengeance, de violence, et nous attirer à notre tour vers la haine. Ils veulent nous faire entrer dans leur jeu sanglant, leur logique de guerre.

Nous sommes tous visés mais nous n’avons pas peur. Nous ne cédons pas à l’angoisse, tout comme nous n’acceptons pas la “stratégie du choc”, qui profite des catastrophes humaines, sociales ou environnementales pour enclencher toutes les régressions, les restrictions des libertés élémentaires et les formes de repli sur soi. Nous appelons à répondre à ces crimes par plus de justice, plus de solidarité, plus de détermination à lutter contre tout ce qui nous empêche de faire ensemble société.

Nous affirmons notre unité et notre soif de vivre ensemble. Nous considérons indispensable de nous attaquer aux causes profondes : injustice, misère, guerre, inégalité, racisme, intolérance, violations des droits de l’humanité, saccage écologique et dérèglement climatique.

Nous soutenons les grandes mobilisations citoyennes qui se dérouleront à Paris à l’occasion de la COP21, tels que la Marche pour le Climat du 29 novembre, le Sommet Citoyen pour le Climat dont le Village Mondial des Alternatives du 5 et 6 décembre, et la mobilisation du 12 décembre. Elles sont un moyen essentiel pour inverser le cours des choses et de vaincre le fatalisme. Elles démontrent qu’un autre monde est en train de voir le jour. Une dynamique dont les forces, constituées de citoyen-ne-s du monde entier, agissent pour préserver nos biens communs, et construire un monde plus juste, durable et solidaire. Elles travaillent à ce que nous avons en partage et qui nous relie.

Signer l’appel

on lache rien !

Visite de Marc Dufumier à Plaisir

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Marc Dufumier est ingénieur agronome, professeur émérite d’agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech, membre du conseil stratégique de l’agriculture et de l’agro-industrie durables du Ministère de l’agriculture, membre du Comité de veille écologique de la Fondation pour la Nature et l’Homme et président de la Plate-Forme pour le Commerce Équitable. Expert auprès de la FAO et de la banque mondiale, il est régulièrement sollicité par les gouvernements étrangers confrontés à des crises alimentaires ou agricoles.

Invité par l’association Solidarité N’Dem France & l’AMAP Plaisir des Saveurs, il était sur Plaisir le 30 mai dernier pour une conférence sur le défi alimentaire mondial.

Sur les 7 milliards d’humains que compte notre planète, il en est près d’un milliard qui souffrent de la faim. Cela ne résulte pas tant d’une insuffisance de productions agro-alimentaires à l’échelle mondiale que de la pauvreté de gens qui n’ont pas les moyens de se procurer de quoi manger alors même que les productions alimentaires disponibles sur le marché mondial font l’objet d’énormes gaspillages dans les pays les plus riches, sont destinées préférentiellement à l’alimentation animale ou à la production d’agrocarburants.

Ceux qui souffrent de la faim dans le monde sont pour les deux tiers des paysans du Sud dont les bas revenus ne leur permettent plus d’acheter suffisamment de nourriture ou de s’équiper correctement pour produire par eux-mêmes de quoi manger. Le dernier tiers est constitué de familles paysannes ayant quitté prématurément la campagne, faute d’y être restées suffisamment compétitives.

Il existe pourtant d’ores et déjà des systèmes de culture et d’élevage inspirés de l’agro-écologie qui permettraient à ces paysanneries d’accroître leurs productions à l’hectare sans coût majeur en énergie fossile ni recours aux produits phytosanitaires :

  • Les associations de cultures assurant une forte couverture végétale tout au long de l’année permettent de maximiser la transformation de l’énergie solaire en calories alimentaires par le moyen de la photosynthèse.
  • Les plantes de l’ordre des légumineuses permettent de fabriquer les protéines végétales avec l’azote de l’air sans recours aux engrais azotés de synthèse coûteux en énergie fossile.
  • Les épandages de fumier et compost permettent d’accroître ou maintenir le taux d’humus dans les sols, y réduisent le lessivage de l’eau et des éléments minéraux et préservent la couche arable de l’érosion.
  • Les arbres plantés en bordure ou au sein des champs cultivés et pâturés parviennent à puiser des éléments minéraux en sous-sols et à les restituer dans la couche arable grâce à la chute de leurs feuilles. Ils hébergent des insectes auxiliaires favorisant la pollinisation des plantes cultivées et la neutralisation des ravageurs et agents pathogènes par la voie biologique.

Mais les obstacles à l’élévation de la productivité du travail agricole dans les pays du Sud ne sont pas tant d’ordre technique que de nature socio-économique et politique ; ils résultent bien plus souvent d’un accès limité aux crédits, de structures agraires injustes et des conditions inégales dans laquelle se manifeste la concurrence entre producteurs sur les marchés mondiaux des produits agricoles et alimentaires.

Marc Dufumier dénonce les folies de l’agriculture mondiale et montre dans son livre « Famine au Sud, Malbouffe au Nord » qu’une alternative crédible est déjà à l’œuvre : l’agriculture biologique.