Le Climat au micros’COP(21)

 festival micro'scop(21)Des rendez-vous pour comprendre les enjeux de la COP 21
Du 25 septembre au 15 octobre 2015 avec l’Alec SQY

COP21, un mot qu’on entend de plus en plus dans les médias… Mais qu’est ce que c’est ? Quels en sont les enjeux ?
COP signifie « Conférence of the Parties » ou « Conférence des États » : aujourd’hui, ce sont 195 États signataires de la Convention Climat au sein des Nations Unies. Chiffre 21 car c’est la 21ème Conférence annuelle après la première de 1995.

Les COP sont des moments de négociation entre États avec des échanges techniques sur le financement, l’adaptation, le transfert de technologie… dans l’objectif de préserver des conditions de vie soutenables sur la planète, en limitant le seuil de réchauffement de la planète en dessous de 2°C. Paris-Le Bourget accueillera du 30 novembre au 11 décembre la Conférence Paris Climat 2015 ainsi que son village des associations dans le but de trouver un terrain d’entente pour les années à venir. Plus de 40 000 participants y sont attendus (délégations des États, entreprises, ONG, scientifiques, collectivités territoriales, populations, syndicats, médias du monde entier) !

C’est l’occasion de mettre en mouvement notre territoire pour lutter contre les dérèglements climatiques (comprendre, réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter dès à présent).

visuel événement

Le festival Le Climat au micros’COP(21) a obtenu le label COP21. Une reconnaissance qui inscrit l’événement dans la dynamique volontariste de ce temps fort pour le climat. Il atteste notamment que l’initiative « est ambitieuse et innovante », « compte tenu de la qualité du programme d’action et de la mobilisation de la société civile qui en découle ».

Le festival le Climat au micros’COP(21) dans le sud Yvelines

Le festival proposera, à destination du public scolaire, des habitants, des élus, des moments d’échanges, de débats, de partage, de rencontres, de découvertes.

Continuer à lire Le Climat au micros’COP(21) →

POC21 – Solutions pour la Transition Écologique

5 semaines pour prototyper le futur

POC21 est une résidence d’innovateurs réunissant 100 « makers » venus des quatre coins du monde pour prototyper une société zéro carbone, zéro déchet.
Pendant 5 semaines, leur mission est d’inventer, en open source, 12 produits et solutions pour le climat et la transition écologique.

Réchauffement climatique, raréfaction des ressources, déséquilibres Nord-Sud, … alors que ces crises s’enchainent, le modèle “open source” ouvre une nouvelle voie, à quelques mois de la conférence de Paris pour le climat (COP21).

Situé au château de Millemont (Yvelines), le projet POC21 rassemble 100 participants et 12 projets open source, sélectionnés suite à appel à projet. A leurs côtés, experts et mentors de multiples domaines : énergie, construction, agriculture, eau, déchets, fabrication numérique, business models, design produit, communication, financement, … tous combinent leurs énergies et expertises dans une expérience unique de prototypage et de coopération, qui s’étale de mi août à fin septembre 2015.

Une fois les projets arrivés à maturité, une campagne de diffusion s’appuiera sur un catalogue des solutions prototypées, plusieurs vidéos et contenus pédagogiques, une exposition grand public à Millemont, une diffusion des prototypes au sein des mobilisations citoyennes autour de la COP21 telles qu’Alternatiba Paris, mais aussi une sensibilisation des décideurs politiques et économiques au potentiel des solutions open source pour la transition écologique et la préservation du climat.

Le projet POC21 est co-produit par OuiShare et le collectif allemand OpenState, un laboratoire pour modes de vies durables et contemporains.

Vers une fabrication distribuée et open source

L’open source maximise la diffusion, la réplicabilité et l’adaptabilité des solutions, avec des coûts défiants toute concurrence, comme l’illustre l’exemple de Wikispeed. Issu du logiciel, le modèle s’applique aujourd’hui aux objets physiques, et converge avec le mouvement des Makers.

Désormais, tout le monde ou presque est en mesure de créer, réparer ou améliorer des objets, en s’appuyant sur les savoirs, plans et fichiers 3D partagés sous licence libre. Les outils de fabrication numérique, de plus en plus accessibles au sein des Fab Labs, makerspaces et autres tiers-lieux de fabrication, permettent alors de passer “des bits aux atomes”, du modèle au prototype.

Imaginez, partout, des individus et communautés produisant leur énergie, nourriture, biens de consommation, solutions de monitoring énergétique, ou même ou leur propre habitat.

L’objectif est d’amener ces 12 projets open source pour modes de vie durables à un stade de maturité suffisant pour une diffusion massive en amont de la COP21.

Les 19 et 20 septembre 2015, OuiShare et Open State vous ouvrent les portes du Château de Millemont pour découvrir ces 12 produits et solutions open source pour le climat. Navettes et inscriptions en ligne obligatoires.

Liste des projets :

  • Aker (Etats-Unis): Un kit en bois pour cultiver des fruits et légumes et élever des poules en ville. Ce projet a été développé par Aaron Makaruk et Tristan Copley Smith à Denver dans le Colorado.
  • SolarFlower (Royaume-Uni): Une éolienne verticale Do It Yourself à 30 euros, fabriquée à partir de matériaux de récupération. La version actuelle est capable de délivrer 1 kilowatt avec un vent de 60 kilomètres heures. Le projet est porté par Daniel Connell.
  • Biceps Cultivatus (France) : Un meuble de cuisine qui combine culture aquaponique, conservation des aliments sans énergie, et transformation des aliments au moyen d’un robot mécanique, et compostage des biodéchets. Audrey Bigot, Valentin Martineau, Antoine Pateau et Yoann Vandendreissche sont à l’origine de ce projet.
  • Own Food (France) : Une serre semi-automatisée à assembler soi-même. Elle utilise les principes de l’aquaponie et de la permaculture. Une application mobile permet de suivre ses cultures.
  • Showerloop (Finlande) : Un système qui filtre l’eau en temps réel pour la réinjecter dans le pommeau, permettant de diviser par dix la quantité d’eau utilisée. Un prototype développé par Jason Selvarajan.
  • Nautile (Belgique) : Une bouilloire dont le design est inspiré de la nature pour minimiser sa consommation d’énergie. Le projet est mis au point par Guillian Graves et Michka Mélo.
  • Solarrose (France) : Un système de concentration solaire fabriqué à partir de miroirs qui captent les rayons du soleil et transformer leur chaleur en énergie thermique. Il a été conçu par l’association Open Source Écologie.
  • Open Energy Monitor (Royaume-Uni) : Un appareil électronique qui permet de suivre la consommation énergétique d’un bâtiment, son taux d’humidité et sa température. Les données sont accessibles via smartphone, tablette ou ordinateur.
  • Vélo M2 (Belgique) : Un ensemble de modules à ajouter au vélo-cargo modulaire XYZ Cargo développé par le collectif danois N55. Les deux premiers modules imaginés sont un mini-cinéma et un mini-fablab (muni d’une imprimante multifonction). Trois collectifs bruxellois sont à l’origine de ces modules.
  • SunZilla (Allemagne) : Un groupe électrogène dans lequel l’essence est remplacée par des panneaux photovoltaïques. Il peut se plier et se déplacer facilement. Quatre membres de l’association Bootschaft ont créé ce système.
  • Bicitractor (France) : Un tracteur à pédales adapté aux petites et moyennes exploitations. Il permet de labourer, sarcler ou biner la terre. Ce projet est porté par le collectif FarmingSoul.
  • Faircap (Espagne) : Un filtre antibactérien adaptable à n’importe quelle bouteille d’eau. Il est imprimable en 3D pour environ un euro. Le prototype a été conçu par Mauricio Cordova.

Alternatiba CY – Demandez le programme!

Bandeau_2015-05-14

Le prochain Festival Yvelinois des Alternatives au changement climatique, Alternatiba Centre Yvelines, se tiendra sur la commune voisine de Jouars-Pontchartrain le samedi 12 septembre (Rue Louis Phélypeaux)

« Ces milliers d’alternatives participent au quotidien à la construction d’une société plus sobre, plus humaine, plus conviviale et plus solidaire » Stéphane Hessel

Vous trouverez ci-joint le programme complet et détaillé :
Alternatiba CY – le Programme

Des membres de Plaisir en Transition y seront présents pour témoigner de leur participation au Défi des Familles à Énergie Positive.
Vous pourrez nous rencontrer dans le hameau « Se loger ».

Venez nombreux !

Nous aurons besoin de monde le 12 septembre et les jours qui précèdent. N’hésitez pas à vous inscrire en tant que bénévole.
Participez à cette belle aventure !

Bon Alternatiba !

Pouces d’Yvelines, l’autostop organisé

L’association Pouces d’Yvelines veut faire de l’auto-stop une pratique organisée et sécurisée. Elle vient de recevoir une subvention de 50.000 euros accordée par le Conseil Régional d’Ile de France pour lancer son projet.

Celui qui a besoin de se déplacer en voiture alors qu'il n'en dispose pas se rend à un point d'arrêt Rezo Pouce.

Les auto-stoppeurs ont pratiquement disparu du bord des routes. Lever le pouce pour arrêter une voiture est passé de mode. La pratique est jugée dangereuse et ceux qui font encore de l’auto-stop pour se déplacer ont beaucoup de mal à arrêter une voiture.

Des associations comme « Rezo Pouce » dans le Sud-Ouest ont relancé l’auto-stop dans leur région. L’idée a fait son chemin. Cela a inspiré l’association « Pouces d’Yvelines« . Elle a décidé d’organiser et de sécuriser la pratique de l’auto-stop en Ile-de-France.

Entre le covoiturage planifié et l’autostop, on trouve l’autostop organisé: comme pour l’autostop classique, il n’y a pas de rendez-vous mais les conducteurs et les passagers sont adhérents à une structure qui leur permet de s’identifier et donc de vaincre les craintes liées à l’autostop. Les arrêts sont repérés ce qui facilite et sécurise la rencontre entre les conducteurs et les passagers.

Rezo Pouce met en relation des conducteurs avec des passagers grâce à l’un des 250 « arrêts sur le pouce » identifiés et choisis pour leur sécurité. Une fois sur place, pour se reconnaître, conducteurs et passagers, disposent d’un signe distinctif : un petit macaron « Rezo Pouce ». Le passager dispose d’une fiche destination qu’il montre au conducteur. Ce document permet la facturation du trajet, inférieure aux tarifs du co-voiturage. Déjà sécurisé par les « arrêts sur le pouce », le système possède aussi un numéro dédié pour identifier le conducteur à travers sa plaque d’immatriculation.

Utilisé principalement pour des déplacements quotidiens locaux, comme aller chez le médecin, rentrer du lycée, aller au Pôle Emploi, aller à la gare, etc., Rezo Pouce répond à un vrai besoin (en France, 75% des trajets en voiture font moins de 10 kms), non comblé par le covoiturage (trajets proposés supérieurs à 20 kms, peu présent en zone rurale), complète les moyens de transports existants et favorise les rencontres et les liens sociaux. Après un essaimage en Rhône-Alpes, Rezo Pouce est en phase de développement sur tout le territoire national.

Armel Pitois, président de Pouces d’Yvelines, explique la démarche : « L’expérience Rezo Pouce mise en place dans le Tarn et Garonne est un succès et les organisateurs ont mis en place un kit de duplication qui permet de développer son propre réseau en bénéficiant de leur expérience et de leur support. C’est pourquoi Beynes En Transition et Villages d’Yvelines en Transition qui souhaitaient mettre en place ce dispositif ont créé l’association « Pouces d’Yvelines » qui regroupe également les collectivités adhérentes afin de dupliquer ce dispositif en partenariat avec Rezo Pouce sur une partie du territoire des Yvelines. Les communes de Marcq en Yvelines, Thoiry, Bazoches sur Guyonne et Boissy Sans Avoir ont compris tout l’intérêt de s’unir pour créer une nouvelle offre complémentaire de transport pour leurs administrés et ont déjà délibéré pour adhérer à l’association. D’autres vont le faire rapidement ».

Pierre Souin, Maire de Marcq et Vice Président en charge des transports pour la communauté de communes de Cœur d’Yvelines, justifie son soutien : « Le simple passage d’un car un matin et un soir pour un seul jour par semaine a un coût très élevé qui n’est pas comparable avec le dispositif proposé par Pouce d’Yvelines ».

Olivier Guittard, Vice Président de Pouces d’Yvelines, détaille l’intérêt du dispositif « La partie rurale du centre des Yvelines est caractérisée par un habitat assez dispersé avec des zones peu desservies par les transports en commun et une utilisation massive de la voiture individuelle pour de petits trajets. Ce système permettra notamment de relier les hameaux et villages isolés aux gares (ou il participe au désengorgement des parkings saturés) et aux lycées et sera beaucoup plus économique que d’étendre le réseau de transports en commun dont il sera complémentaire. Il présente également un intérêt pour développer la convivialité et la solidarité entre les habitants. L’expérience prouve que c’est également souvent une voie d’entrée vers un covoiturage régulier ».

La mise en place d’un tel réseau ne s’improvise pas. Elle nécessite la participation active des collectivités locales (communes, EPCI), une préparation sur le terrain et une forte communication pour que dès le lancement une masse critique d’utilisateurs permettant le démarrage soit atteinte.

Olivier Guittard poursuit : «L’expérience prouve qu’une initiative d’une commune ou d’une association isolée coute beaucoup plus chère et est très souvent vouée à l’échec pour ces raisons de sous dimensionnement du dispositif».

Ce projet initialement démarré avec des communes dynamiques de l’ECPI de Cœur d’Yvelines est également mené avec le concours de la Région Ile de France, qui soutient financièrement des initiatives de transport alternatif à l’auto-solisme. Le Parc Naturel Régional de la Vallée de Chevreuse soutient également l’association. D’autre part des négociations sont en cours avec d’autres partenaires.

Plusieurs associations de parents d’élèves, de lycéens (UNAAPE, FCPE) ou des associations visant à faciliter l’accès à l’emploi (Beynes Emploi) ont déjà manifesté leur soutien au dispositif. Pour que celui-ci monte en puissance le plus rapidement possible, chaque citoyen peut contacter les élus de sa commune pour qu’elle adhère à l’association Pouces d’Yvelines.

Armel Pitois de conclure : « Les limites du réseau ne sont pas figées mais sont structurées par à l’est le front urbain, à l’ouest le contour administratif de l’IDF, au nord par la ligne Paris Mantes et au sud par la ligne Paris Rambouillet. Cela représente environ 140 communes potentielles. Les élus peuvent nous contacter pour que nous puissions les rencontrer, présenter le dispositif et échanger sur sa mise en œuvre sur leur territoire. Pouces d’Yvelines est un projet construit avec tous les élus qui sont au plus près du terrain ».

Espérons que nos élus Plaisirois soutiendront eux aussi ce projet et que nous aurons accès prochainement au réseau Pouces d’Yvelines qui devrait entrer en service au printemps 2016.

Contacts :
Armel PITOIS (armel.pitois@wanadoo.fr), Président de Pouces d’Yvelines 06 72 54 32 22
Olivier GUITTARD (vytransition@laposte.net), Vice-Président de Pouces d’Yvelines 06 98 96 21 01

Visite de Marc Dufumier à Plaisir

https://i0.wp.com/www.amap-plaisir.org/wp-content/uploads/Marc-dufumier.jpg

Marc Dufumier est ingénieur agronome, professeur émérite d’agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech, membre du conseil stratégique de l’agriculture et de l’agro-industrie durables du Ministère de l’agriculture, membre du Comité de veille écologique de la Fondation pour la Nature et l’Homme et président de la Plate-Forme pour le Commerce Équitable. Expert auprès de la FAO et de la banque mondiale, il est régulièrement sollicité par les gouvernements étrangers confrontés à des crises alimentaires ou agricoles.

Invité par l’association Solidarité N’Dem France & l’AMAP Plaisir des Saveurs, il était sur Plaisir le 30 mai dernier pour une conférence sur le défi alimentaire mondial.

Sur les 7 milliards d’humains que compte notre planète, il en est près d’un milliard qui souffrent de la faim. Cela ne résulte pas tant d’une insuffisance de productions agro-alimentaires à l’échelle mondiale que de la pauvreté de gens qui n’ont pas les moyens de se procurer de quoi manger alors même que les productions alimentaires disponibles sur le marché mondial font l’objet d’énormes gaspillages dans les pays les plus riches, sont destinées préférentiellement à l’alimentation animale ou à la production d’agrocarburants.

Ceux qui souffrent de la faim dans le monde sont pour les deux tiers des paysans du Sud dont les bas revenus ne leur permettent plus d’acheter suffisamment de nourriture ou de s’équiper correctement pour produire par eux-mêmes de quoi manger. Le dernier tiers est constitué de familles paysannes ayant quitté prématurément la campagne, faute d’y être restées suffisamment compétitives.

Il existe pourtant d’ores et déjà des systèmes de culture et d’élevage inspirés de l’agro-écologie qui permettraient à ces paysanneries d’accroître leurs productions à l’hectare sans coût majeur en énergie fossile ni recours aux produits phytosanitaires :

  • Les associations de cultures assurant une forte couverture végétale tout au long de l’année permettent de maximiser la transformation de l’énergie solaire en calories alimentaires par le moyen de la photosynthèse.
  • Les plantes de l’ordre des légumineuses permettent de fabriquer les protéines végétales avec l’azote de l’air sans recours aux engrais azotés de synthèse coûteux en énergie fossile.
  • Les épandages de fumier et compost permettent d’accroître ou maintenir le taux d’humus dans les sols, y réduisent le lessivage de l’eau et des éléments minéraux et préservent la couche arable de l’érosion.
  • Les arbres plantés en bordure ou au sein des champs cultivés et pâturés parviennent à puiser des éléments minéraux en sous-sols et à les restituer dans la couche arable grâce à la chute de leurs feuilles. Ils hébergent des insectes auxiliaires favorisant la pollinisation des plantes cultivées et la neutralisation des ravageurs et agents pathogènes par la voie biologique.

Mais les obstacles à l’élévation de la productivité du travail agricole dans les pays du Sud ne sont pas tant d’ordre technique que de nature socio-économique et politique ; ils résultent bien plus souvent d’un accès limité aux crédits, de structures agraires injustes et des conditions inégales dans laquelle se manifeste la concurrence entre producteurs sur les marchés mondiaux des produits agricoles et alimentaires.

Marc Dufumier dénonce les folies de l’agriculture mondiale et montre dans son livre « Famine au Sud, Malbouffe au Nord » qu’une alternative crédible est déjà à l’œuvre : l’agriculture biologique.