Sacrée croissance !

Diffusion TV – Mardi 04 novembre à 20h50 (Sur Arte)

Rediffusion vendredi 07.11 à 8h55
Rediffusion samedi 15.11 à 11h55

Face à la crise et aux risques écologiques, il faut repenser de fond en comble notre modèle de société fondé sur la croissance. Locales et solidaires, des solutions alternatives existent. Le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin témoigne de celles qui vont – peut-être – orienter notre futur.

Le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin est avant tout l’histoire d’une cassure. Entre les décideurs politiques et une partie de la population réticente à se laisser imposer les doxas libérales, les visions du monde tel qu’il doit être mené semblent irréconciliables. Lorsque les premiers ne jurent que par la croissance, répétant le terme comme une formule incantatoire, les seconds espèrent en d’autres solutions et réfutent le productivisme et la consommation à tout prix. Les experts intervenant dans le film sont formels : sous la forme qu’elle a connue au XXe siècle, la croissance est terminée, elle ne reviendra pas. De nombreux paramètres ne leur laissent aucun doute, dont la fin de l’ère des énergies bon marché ou la dépendance croissante à la dette.

Fous et insoumis

« Celui qui pense qu’une croissance exponentielle infinie est possible dans un monde fini est soit un fou soit un économiste » déclare un… économiste, non sans humour. Alors, pendant que les États s’enfoncent dans la crise, des insoumis créent les prémices d’une société fondée sur la sauvegarde écologique et le développement durable. Avec Sacrée croissance !, la réalisatrice présente une sélection d’initiatives réussies et de modèles alternatifs viables. Son film élargit ainsi le champ des possibles en montrant comment on peut réfuter en action, et pas seulement en paroles, le modèle économique dominant. Avec une idée force : face au gaspillage mondial, la réponse doit être locale et solidaire. À Toronto, une coopérative de fermiers produit des légumes bio près du centre-ville et vise la souveraineté alimentaire. À Rosario (Argentine), on lutte contre l’exclusion sociale en fertilisant d’anciennes décharges pour embaucher des maraîchers débutants. Certains villages népalais s’approchent de l’autosuffisance énergétique grâce au biogaz et à la micro-hydro-électricité. Au Brésil ou en Bavière, des banques communautaires et des monnaies locales bouleversent le rapport à l’argent d’un public qui se fait « prosommateur » (producteur et consommateur). Quant au Bhoutan, il développe une politique publique révolutionnaire instaurant le concept du « Bonheur national brut » (BNB). « L’abondance matérielle finira par s’arrêter« , rappelle un des intervenants. Et c’est avant qu’il faut changer de paradigme économique, insiste Marie-Monique Robin.

Pour en savoir plus :
http://www.arte.tv/sites/fr/robin/

http://future.arte.tv/fr/croissance#21761

Rencontre avec Rob Hopkins

Mi-octobre Rob Hopkins, initiateur du Mouvement de la Transition, était à Paris pour la présentation de son nouveau livre « Ils Changent Le Monde » (The Power of Just Doing Stuff).

A l’invitation de Natureparif (l’observatoire de la biodiversité en Ile de France) et en partenariat avec les Éditions du Seuil et du Mouvement de la Transition, une rencontre était organisée sur Paris le 17 octobre.

Quelle aubaine pour notre toute jeune initiative Plaisiroise de rencontrer Rob et de partager cet instant avec les nombreux Transitionneurs venus l’écouter ! La salle était pleine à craquer (près de 250 invités) et les discussions pleines d’entrain se sont poursuivies jusque tard dans la nuit.

The audience

Pendant près de 40mn Rob nous a parlé des initiatives de Transition mises en place dans son village de Totnes, en Angleterre et plus largement dans le monde.

Après avoir semé les premières graines de la Transition, il a observé que de petites actions locales et citoyennes se propagent par recopie sur tout un territoire et conduisent à une révolution écologique à plus grande échelle dont même les politiques s’inspirent aujourd’hui.

A travers différentes illustrations d’actions locales comme les jardins comestibles à Londres, les entreprises sociales et solidaires au Brésil, les discussions de « rues en transition », l’installation d’« un verger dans ma ville » à St Quentin en Yvelines, le plan de descente énergétique à Totnes, la monnaie locale à Bristol, les Repair Cafés à Paris, les coopératives d’énergies renouvelables… il nous a expliqué comment il est possible de réagir et agir collectivement face aux dérèglements climatiques, en s’organisant à l’échelle locale pour engager la transition écologique.

Au travers du réseau de la Transition, qui assemble aujourd’hui plus de 50 pays, les idées se propagent (the learning network). De nouvelles initiatives se créent chaque jour et s’inspirent des projets déjà lancés dans les territoires en transition pour relocaliser l’économie. Petit à petit le mouvement prend de l’ampleur, le monde change…

Talkins

Rob nous a rappelé qu’aujourd’hui près de 80% de notre alimentation provient des supermarchés. Ils sont devenus tellement incontournable que s’ils venaient à ne plus être ravitaillés, nous n’aurions que deux à trois jours de subsistance. (On comprend mieux pourquoi les menaces de blocage des transporteurs routiers sont toujours prises très au sérieux par nos dirigeants). De plus, les produits qui nous sont vendus en supermarchés sont fabriqués en grande partie par une poignée de grands groupes agro-alimentaires mondiaux qui règnent en maître sur notre alimentation. Peu ou pas de place pour les plus petits.

Pour permettre la résilience, il nous faudrait au contraire créer des petits commerces de proximité qui avaient disparu après l’installation de ces grandes surfaces. Pour cela il est nécessaire d’aider les jeunes à se lancer dans la création d’entreprises de transition pour rapprocher les producteurs locaux des consommateurs.

Le forum ouvert est l’un des moyens mis en avant par Rob pour convaincre nos semblables de la nécessité d’investir dans cette économie locale. N’importe quel citoyen peut être un investisseur par le prêt d’argent, mais aussi de matériel, de support, d’aide. Ainsi on trouve aujourd’hui des boulangeries appartenant à leurs employés, des fermes soutenues par des consommateurs qui se partagent les cultures. En Angleterre, 50 à 60% de l’énergie renouvelable est aujourd’hui produite par des sociétés appartenant à des communautés de citoyens.

Petit à petit les politiques s’approprient les idées de Transition issues du mouvement. Tous ces modèles existent, il faut seulement trouver le moyen de les relier et les faire fonctionner ensemble pour créer des territoires résilients.

Nous pouvons décider de notre propre future en participant à cette économie locale, en recréant du lien dans nos communautés, en développant des projets qui conduiront ensuite à la création d’entreprises sociales et solidaire (Social Technology).

Le noyau initiateur de ces liens d’avenir a souvent tendance à s’épuiser avec les années, car une fois les entreprises créées, les groupes thématiques se disloquent. Il faut donc veiller à entretenir, renouveler les liens (par des évènements festifs et rassembleur par exemple), à ramifier les expériences vécues jusque dans les territoires voisins pour que les idées se développent et que de nouvelles initiatives germent.

A l’image de la forêt, un véritable réseau racinaire se crée et connecte les individus et les communes les uns avec les autres pour former un territoire de résilience.

Plaisir en Transition en est le plus bel exemple, épaulé par SQY en Transition et Villages d’Yvelines en Transition, nous avons déjà beaucoup d’exemples de projets à développer à notre tour sur notre commune !

Pour suivre nos prochaines initiatives, je vous invite à cliquer sur le bouton « Suivre » situé en bas à droite.

A très bientôt parmi nous.

La vidéo de son intervention

La Recycling Party 2014

Un concert gratuit contre un déchet.
C’est ce que vous propose de vivre la 6e édition de la Recycling Party,
le samedi 25 octobre 2014 à La Cigale.

La Recycling Party 2014 fait son show à La Cigale avec Ayo

Vous n’avez peut-être jamais entendu parler de ça et pourtant, cette action vaut le détour!

ERP (European Recycling Plateform) organise, pour la sixième année consécutive, la « Recycling Party »; comprenez un évènement qui permettra à chacun d’entrer gratuitement à la soirée en échange du dépôt d’un appareil électrique ou électronique usagé à recycler. Un concept qui fait du bien à l’environnement et à vos oreilles!

Après Camelia Jordana, Jil Is Lucky et Fills Monkey en 2012, puis Puggy en 2013, la Recycling Party accueillera l’humour musical de Blond and Blond and Blond et la musique de Ayo, pour une soirée exceptionnelle, prévue le samedi 25 octobre prochain, à La Cigale. Quant à Thomas VDB, il se chargera d’assurer les transitions en tant que maître de cérémonie.

Bref, un DEEE contre une place de concert, elle est pas belle la vie ?

Que sont les DEEE ? Les DEEE sont les Déchets Equipements Electriques et Electroniques, soit les déchets issus des équipements fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs électromagnétiques.

Notez que vous pouvez d’ores et déjà vous rendre, dès aujourd’hui, sur le site BilletRéduc.com pour obtenir une contremarque, que vous pourrez ensuite échanger le soir du spectacle, muni de vos appareils ménagers.

Infos pratiques : 
Recycling Party 2014 à La Cigale
Le samedi 25 octobre 2014
Horaire : 19h30
La Cigale
Événement gratuit en échange d’un dépôt d’un appareil électrique ou électronique usagé

Planter avec les Incroyables Comestibles

Changer l’agriculture, c’est changer notre mode de consommation ; c’est aussi changer notre mode de production. A notre propre échelle, chacun peut être acteur de ce changement fondamental. C’est ce que proposent les Incroyables Comestibles, concept citoyen et solidaire qui se propage actuellement partout dans le monde.

Incroyables Comestibles (2)

L’idée est simple : faire de la ville un immense jardin partagé, auquel tout le monde peut contribuer. Chacun est ainsi appelé à devenir un apprenti jardinier-citoyen, en plantant, cultivant et récoltant à sa guise les fruits du potager en libre-service.

Cette démarche collective participe d’une pédagogie basée sur l’échange de savoir-faire et le partage d’expérience. C’est par exemple une manière de confronter les enfants à l’enseignement des méthodes de jardinage, dans un esprit ludique et convivial. Les Incroyables Comestibles sont ainsi un formidable outil d’éducation populaire à l’écologie, qui reconnecte le citoyen à son environnement naturel et à ses ressources locales.

Incroyables comestibles

Les Incroyables Comestibles se répandent à grande vitesse aux quatre coins du Monde parce que la méthode fonctionne et qu’elle est simple à réaliser. Si simple que les enfants peuvent le faire, et d’ailleurs, ils aiment le faire : on plante partout où c’est possible, on arrose et on partage. Comment démarrer, comment réussir en toutes circonstances ? Il suffit de s’inspirer de l’expérience des citoyens jardiniers solidaires qui se sont déjà lancés.

La participation à l’expérience des Incroyables Comestibles est ouverte à tous, tout à fait librement et gratuitement, c’est un partage.

Une méthode simple, en 5 étapes, a été mise au point si vous voulez commencer avec un groupe d’amis ou même tout seul, vous serez vite rejoints par d’autres grâce à la communication d’internet et l’aspiration grandissante des gens à se reconnecter les uns les autres dans une relation bienveillante et aimante.

Vous voulez expérimenter cette méthode très facile à mettre en œuvre, même sans moyens particuliers, seules comptent l’intention de départ et l’implication dans le processus, car dès que vous commencez quelque part, avec cette méthode simple, de proche en proche, d’autres personnes viennent se joindre à vous et démultiplient l’action à leur tour. On appelle ce type d’action la « pollinisation », comme les abeilles, de fleurs en fleurs.

C’est comme ça que fonctionne la démarche des Incroyables Comestibles de Todmorden, en Angleterre. Au départ, il y a eu seulement deux femmes, puis un groupe de 60 personnes, puis des familles avec des enfants, puis des rencontres entre les jeunes et les anciens, puis toute une ville de 15.000 habitants, puis 40 territoires répartis sur tous les continents, et le mouvement grandit de jour en jour car les gens aspirent aujourd’hui à autre chose. Ils veulent vivre de manière authentique, une vie plus simple, plus conviviale et plus joyeuse.

Et rassurez-vous, si vous prenez connaissance de la démarche des Incroyables Comestibles pour la première fois, ce mouvement citoyen est totalement gratuit, libre, ouvert et apartisan.

Pour en savoir plus, consulter le site des http://www.incredible-edible.info/

« Donnez-prenez », une zone de gratuité pour le réemploi des objets

Le Syndicat Mixte de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères d’Aunis et des Vals de Saintonge (SMICTOM VALS AUNIS) assure la collecte, le traitement et la valorisation des déchets produits par les ménages sur son territoire.

Depuis 2011, le Smictom Vals Aunis (214 communes, 205.000 habitants) organise avec un succès grandissant une zone de gratuité, baptisée « Donnez-prenez ». Devant l’affluence, une extension de l’opération à plusieurs sites répartis sur tout le territoire est envisagée.

L’initiative du syndicat mixte de gestion des déchets du nord de la Charente-Maritime (4 communautés de communes et 1 communauté d’agglomération) s’inscrit dans le programme local de réduction des déchets signé avec l’ADEME en 2009. Il vise deux objectifs : promouvoir le réemploi des biens de consommation, et mieux faire connaître les partenaires acteurs associatifs du Pays d’Aunis et leurs boutiques solidaires.

Ni vide-grenier, ni système de troc

Systématiquement organisé dans une grande salle, un samedi de novembre pendant la Semaine européenne de la réduction des déchets, cet évènement n’est pas un vide-grenier puisqu’il n’y a rien à acheter, ni un système de troc puisqu’il n’y a pas d’échange. Chacun peut venir déposer et donner ce qui ne lui sert plus, ou bien prendre ce qu’il veut, sans obligation de dépôt. Dès la première édition en 2011, les objets ont trouvé preneur à 95% ! L’édition 2013 a connu une affluence record avec plus de 5.000 visiteurs venus apporter ou prendre ce qu’ils souhaitaient.

Complémentarité entre zone de gratuité et boutiques des associations solidaires

Cet évènement est devenu pour le Smictom Vals Aunis une occasion privilégiée de se rapprocher de ces acteurs associatifs qui œuvrent tous dans le même sens, mais qui ne travaillaient pas ensemble. « Maintenant, les visiteurs de la zone de gratuité savent qu’ils peuvent passer par ces boutiques, sans attendre la journée de gratuité pour y déposer leurs affaires. Ils ont aussi appris qu’ils peuvent y faire des achats. Ce circuit génère donc un nouveau mode de consommation qui valorise l’ancien, l’échange ou la récupération, plutôt que le neuf ! »

Budget à part entière et des bénévoles pour préparer l’opération et communiquer

Pour faire connaitre la première édition de l’opération, le Smictom Vals Aunis a diffusé à 30.000 exemplaires une plaquette en faveur du réemploi et du dépôt en boutique. Puis il a décidé d’y consacrer un budget de 10.000 euros à travers le montage de réunions (mensuelles pendant six mois), un dispositif classique de communication (site internet, réseaux sociaux, affichage, conférence de presse et publicité dans la presse locale) et à la participation des agents à sa préparation et à son déroulement. A cela s’ajoute l’intervention d’une centaine de bénévoles. Des étudiants ont également contribué pour l’évaluation de la journée et la réalisation d’un film…

Victime de son succès, la zone de gratuité doit se démultiplier

À son lancement, en 2011, le Smictom Vals Aunis attendait 500 visiteurs ; il en a reçu 2.500… « Chaque année, constate l’élu, la fréquentation dépasse nos estimations Et en 2013, dans la cohue, plus personne ne peut plus identifier nos partenaires. C’est pourquoi une évolution de notre organisation s’impose : nous allons étendre la journée à tout le territoire sur plusieurs sites, en partenariat avec les associations ou centres sociaux volontaires. » Sur ces différents sites, le Smitcom Val Aunis veut mettre à disposition ses agents pour qu’ils puissent faire bénéficier les organisateurs de leur savoir-faire. Le Smitcom Val d’Aunis prendra toujours à sa charge les frais de communication.
« Plus tard, nous reviendrons au principe de base en développant les zones de gratuité localement dans les entreprises, les associations. À une échelle plus modeste. En proximité », souhaite le président du Smitcom Val Aunis.

Plus d’infos sur http://www.zonedegratuite.com/

Et pourquoi pas une telle initiative en 2015 sur Plaisir ou sur la Communauté de Communes de l’Ouest Parisien ?