Archives pour la catégorie Déplacement

La pratique du vélo

Dans certains pays la pratique du vélo est plus répandue qu’en France. Mode de transport pour le plaisir ou pour les trajets domicile-travail, faire du vélo est bon pour notre santé.

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Que ce soit pour des distances courtes ou plus longues, le vélo peut remplacer avantageusement la voiture : même électrique, il pollue bien moins. A l’heure où les alertes à la pollution se multiplient dans nos villes et nos régions, même l’hiver, se mettre à la pratique du vélo est une piste judicieuse.

Pour le collectif Plaisir En Transition c’est une évidence !

Levez le pouce avec Pouces d’Yvelines

Pouces d’Yvelines a été créée en 2015 avec le soutien de la région Ile de France pour implanter dans les Yvelines le réseau d’autostop organisé Rezo Pouce. Avec les adhésions récentes de Villiers le Mahieu et Thiverval-Grignon l’association regroupe désormais 11 communes et de nombreux contacts sont en cours avec encore plus de collectivités.

RezoPouce

Opérationnel en Midi Pyrénées depuis 2012 et actuellement en pleine expansion, Rezo Pouce est un dispositif d’auto-stop sécurisé et gratuit. Conducteurs et passagers sont identifiés et se rencontrent aux « arrêts sur le Pouce ». La solution idéale pour aller faire ses courses, se rendre chez le médecin ou à la gare, aller travailler ou revenir du lycée en dehors des horaires de ramassage scolaire.

Le lancement officiel du réseau dans les Yvelines aura lieu le samedi 9 avril prochain avec notamment un événement à la mairie de Méré à partir de 14h.

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Pouces d’Yvelines, l’autostop organisé

L’association Pouces d’Yvelines veut faire de l’auto-stop une pratique organisée et sécurisée. Elle vient de recevoir une subvention de 50.000 euros accordée par le Conseil Régional d’Ile de France pour lancer son projet.

Celui qui a besoin de se déplacer en voiture alors qu'il n'en dispose pas se rend à un point d'arrêt Rezo Pouce.

Les auto-stoppeurs ont pratiquement disparu du bord des routes. Lever le pouce pour arrêter une voiture est passé de mode. La pratique est jugée dangereuse et ceux qui font encore de l’auto-stop pour se déplacer ont beaucoup de mal à arrêter une voiture.

Des associations comme « Rezo Pouce » dans le Sud-Ouest ont relancé l’auto-stop dans leur région. L’idée a fait son chemin. Cela a inspiré l’association « Pouces d’Yvelines« . Elle a décidé d’organiser et de sécuriser la pratique de l’auto-stop en Ile-de-France.

Entre le covoiturage planifié et l’autostop, on trouve l’autostop organisé: comme pour l’autostop classique, il n’y a pas de rendez-vous mais les conducteurs et les passagers sont adhérents à une structure qui leur permet de s’identifier et donc de vaincre les craintes liées à l’autostop. Les arrêts sont repérés ce qui facilite et sécurise la rencontre entre les conducteurs et les passagers.

Rezo Pouce met en relation des conducteurs avec des passagers grâce à l’un des 250 « arrêts sur le pouce » identifiés et choisis pour leur sécurité. Une fois sur place, pour se reconnaître, conducteurs et passagers, disposent d’un signe distinctif : un petit macaron « Rezo Pouce ». Le passager dispose d’une fiche destination qu’il montre au conducteur. Ce document permet la facturation du trajet, inférieure aux tarifs du co-voiturage. Déjà sécurisé par les « arrêts sur le pouce », le système possède aussi un numéro dédié pour identifier le conducteur à travers sa plaque d’immatriculation.

Utilisé principalement pour des déplacements quotidiens locaux, comme aller chez le médecin, rentrer du lycée, aller au Pôle Emploi, aller à la gare, etc., Rezo Pouce répond à un vrai besoin (en France, 75% des trajets en voiture font moins de 10 kms), non comblé par le covoiturage (trajets proposés supérieurs à 20 kms, peu présent en zone rurale), complète les moyens de transports existants et favorise les rencontres et les liens sociaux. Après un essaimage en Rhône-Alpes, Rezo Pouce est en phase de développement sur tout le territoire national.

Armel Pitois, président de Pouces d’Yvelines, explique la démarche : « L’expérience Rezo Pouce mise en place dans le Tarn et Garonne est un succès et les organisateurs ont mis en place un kit de duplication qui permet de développer son propre réseau en bénéficiant de leur expérience et de leur support. C’est pourquoi Beynes En Transition et Villages d’Yvelines en Transition qui souhaitaient mettre en place ce dispositif ont créé l’association « Pouces d’Yvelines » qui regroupe également les collectivités adhérentes afin de dupliquer ce dispositif en partenariat avec Rezo Pouce sur une partie du territoire des Yvelines. Les communes de Marcq en Yvelines, Thoiry, Bazoches sur Guyonne et Boissy Sans Avoir ont compris tout l’intérêt de s’unir pour créer une nouvelle offre complémentaire de transport pour leurs administrés et ont déjà délibéré pour adhérer à l’association. D’autres vont le faire rapidement ».

Pierre Souin, Maire de Marcq et Vice Président en charge des transports pour la communauté de communes de Cœur d’Yvelines, justifie son soutien : « Le simple passage d’un car un matin et un soir pour un seul jour par semaine a un coût très élevé qui n’est pas comparable avec le dispositif proposé par Pouce d’Yvelines ».

Olivier Guittard, Vice Président de Pouces d’Yvelines, détaille l’intérêt du dispositif « La partie rurale du centre des Yvelines est caractérisée par un habitat assez dispersé avec des zones peu desservies par les transports en commun et une utilisation massive de la voiture individuelle pour de petits trajets. Ce système permettra notamment de relier les hameaux et villages isolés aux gares (ou il participe au désengorgement des parkings saturés) et aux lycées et sera beaucoup plus économique que d’étendre le réseau de transports en commun dont il sera complémentaire. Il présente également un intérêt pour développer la convivialité et la solidarité entre les habitants. L’expérience prouve que c’est également souvent une voie d’entrée vers un covoiturage régulier ».

La mise en place d’un tel réseau ne s’improvise pas. Elle nécessite la participation active des collectivités locales (communes, EPCI), une préparation sur le terrain et une forte communication pour que dès le lancement une masse critique d’utilisateurs permettant le démarrage soit atteinte.

Olivier Guittard poursuit : «L’expérience prouve qu’une initiative d’une commune ou d’une association isolée coute beaucoup plus chère et est très souvent vouée à l’échec pour ces raisons de sous dimensionnement du dispositif».

Ce projet initialement démarré avec des communes dynamiques de l’ECPI de Cœur d’Yvelines est également mené avec le concours de la Région Ile de France, qui soutient financièrement des initiatives de transport alternatif à l’auto-solisme. Le Parc Naturel Régional de la Vallée de Chevreuse soutient également l’association. D’autre part des négociations sont en cours avec d’autres partenaires.

Plusieurs associations de parents d’élèves, de lycéens (UNAAPE, FCPE) ou des associations visant à faciliter l’accès à l’emploi (Beynes Emploi) ont déjà manifesté leur soutien au dispositif. Pour que celui-ci monte en puissance le plus rapidement possible, chaque citoyen peut contacter les élus de sa commune pour qu’elle adhère à l’association Pouces d’Yvelines.

Armel Pitois de conclure : « Les limites du réseau ne sont pas figées mais sont structurées par à l’est le front urbain, à l’ouest le contour administratif de l’IDF, au nord par la ligne Paris Mantes et au sud par la ligne Paris Rambouillet. Cela représente environ 140 communes potentielles. Les élus peuvent nous contacter pour que nous puissions les rencontrer, présenter le dispositif et échanger sur sa mise en œuvre sur leur territoire. Pouces d’Yvelines est un projet construit avec tous les élus qui sont au plus près du terrain ».

Espérons que nos élus Plaisirois soutiendront eux aussi ce projet et que nous aurons accès prochainement au réseau Pouces d’Yvelines qui devrait entrer en service au printemps 2016.

Contacts :
Armel PITOIS (armel.pitois@wanadoo.fr), Président de Pouces d’Yvelines 06 72 54 32 22
Olivier GUITTARD (vytransition@laposte.net), Vice-Président de Pouces d’Yvelines 06 98 96 21 01

Pédibus : en marche vers l’école !

Ensemble marchons vers l’école.

Une solution pour lutter contre la pollution et rendre la vie quotidienne plus agréable : le Pédibus, un véritable autobus de ramassage scolaire à pieds. Pas de moteur, mais des parents accompagnateurs à tour de rôle, une ligne, des arrêts, des horaires… Tout pour se rendre à l’école « du bon pied », en revenir en toute sécurité et en toute convivialité, le tout sans polluer.

L’autobus pédestre ou Pédibus a tout du bus : lignes, arrêts, terminus, mais pas de moteur !

Le Pédibus est un accompagnement des enfants vers l’école par des parents solidaires. À tour de rôle, ils conduisent à pied le groupe selon un itinéraire ponctué d’arrêts où les enfants viennent rejoindre le convoi. C’est un projet écocitoyen, qui fonctionne avec la participation de tous.
Les parents remplissent plusieurs rôles par roulement : Un parent coordinateur (ou référent) organise le fonctionnement de la ligne, l’inscription des enfants, le planning.
Des parents conducteurs accompagnent le convoi d’enfants vers l’école.

Vos enfants aiment le vélo ? Organisez un Vélobus ! Il fonctionne sur le même principe que le Pédibus, seul le mode de déplacement change.

10 bonnes raisons de marcher ensemble vers l’école :

  • Bon pour la santé,
  • Antistress,
  • Éducatif,
  • Économique,
  • Bon pour l’environnement,
  • Amusant,
  • Sûr,
  • Convivial,
  • Efficace,
  • et Rapide.

Mobilité douce : en avant les Pédibus !

Renouer avec la marche à pied pour aller à l’école, tel est l’objectif des Pédibus mis en place dans plusieurs villes de France. Une façon plus saine et écologique de se déplacer qui nécessite un peu de courage et de confiance.

Se déplacer autrement même vers l’école

42 minutes par jour : c’est le temps moyen de transport que les Européens consacrent pour conduire leurs enfants à l’école en voiture. Ce trajet, le plus souvent de moins de 1 km, est aussi le plus consommateur de carburant et le plus polluant. C’est l’occasion de s’interroger sur les modes de déplacements domicile-école et pourquoi pas de tenter le recours au Pédibus.

Ce bus pédestre a tout d’un bus traditionnel : une ligne définie, un ou plusieurs chauffeurs, des arrêts… mais sans les nuisances sonores et olfactives. Le tout gratuitement ou presque : certains organisateurs, le plus souvent des associations de parents d’élèves, demandent une participation de quelques euros pour couvrir les frais d’assurance.

Pour aller plus loin, l’école elle-même peut s’interroger sur les déplacements de ses élèves via un Plan de déplacements établissement scolaire (PDES). Les Pédibus peuvent alors être une solution à mettre en place aux côtés des garages à vélo ou du covoiturage. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), par l’intermédiaire de ses directions régionales propose son expertise et son apport technique pour accompagner les PDES. Elle soutient financièrement les projets qui s’inscrivent dans cette démarche. « [le PDES] sert à mettre en lumière les freins aux changements d’habitudes et les opportunités liées à la configuration des lieux et aux équipements existants qui peuvent favoriser une évolution des comportements », explique-t-elle.

Et sur Plaisir ?

À l’école élémentaire Henri-Alain Fournier, les enseignants Matthieu Rollin et Magali Kerhoas ont eu l’idée de tenter l’expérience du “Pédibus”, une première sur la ville.

Cette idée est née du constat qu’il existe un réel manque de civisme des automobilistes, dû à une circulation dense des parents qui viennent déposer leurs enfants et un encombrement de véhicules. L’objectif de base est de réduire ce flux de voitures”, remarque Matthieu Rollin. “La difficulté est d’avoir suffisamment de parents pour encadrer afin de permettre une rotation et que ce ne soit pas toujours les mêmes qui s’investissent. Sans eux, le Pédibus n’existerait pas”, ajoute-t-il.

Pour les accompagner dans cette démarche, la Ville a détaché son animateur d’éducation routière et pompier volontaire, le sergent-chef Philippe Saleh. Il a effectué les repérages du tracé retenu pour l’expérience et durant une matinée, a sensibilisé les enfants et les parents sur les règles de circulation et de bonne conduite à adopter sur la voie publique. D’autre part, la municipalité a accordé une subvention spéciale à l’école et ainsi des brassards de sécurité ont été fournis aux élèves pour garantir davantage leur sécurité.

Sur un trajet d’une vingtaine de minutes, partant de la Place du Maine, ce sont vingt-deux enfants inscrits et une dizaine de parents accompagnateurs volontaires qui empruntent tous les matins les trottoirs les menant jusqu’à leur école. Ils font ainsi vivre un dispositif à la fois écologique, citoyen et participatif. (L‘essentiel  – Février 2013)

Malheureusement cette expérimentation a pris fin après le départ des enfants les plus âgés vers le secondaire, tout simplement par l’absence de renouvellement dans le groupe de parents conducteurs. Un véritable accompagnement est nécessaire pour la poursuite de ce projet sur la ville. Cela ne pourra se faire qu’avec le soutien des conseillers municipaux en charge du scolaire, mais aussi avec la participations active de parents d’élèves concernés et sensibilisés.

Voilà une initiative de Transition qui entre dans les projets que le collectif soutient et souhaiterait voir se généraliser à toutes les écoles primaires Plaisiroises.

Si comme nous, vous pensez qu’il est possible de sensibiliser chaque année de nouveaux parents d’élèves à cette démarche écologiste et citoyenne; alors rejoignez les rangs du collectif et aidez nous à porter la bonne parole dans les écoles Plaisiroises. Seul nous ne pouvons pas faire grand chose, mais ensemble nous pouvons changer les choses et construire un avenir durable pour nos enfants.

Le vélo, outil de la transition

Le changement climatique est l’illustration de la nécessité de faire évoluer les systèmes de production et de consommation. Les bouleversements écologiques, les limites du système économique et les inégalités sociales qui en découlent sont déjà visibles et ressentis par les populations dans le monde.

La transition désigne le passage vers d’autres modes de vie, induisant une résilience tant au niveau mondial, local, qu’individuel. Nous sommes tous invités à créer un avenir meilleur et moins vulnérable devant les crises qui nous menacent en agissant dès maintenant pour :

  • Reconstruire une économie locale vigoureuse et soutenable, notamment par la relocalisation
  • Créer un cadre de vie plus sain, plus convivial, plus sûr et plus équitable
  • Réduire notre dépendance aux énergies fossiles et notre impact sur la raréfaction des ressources naturelles

Le vélo participe à cette évolution nécessaire de la société et de son fonctionnement.
Le vélo est créateur d’activités économiques locales multiples : vente, recyclage, location, services, formation, etc.
Le vélo est un des moyens pour remédier aux problèmes de santé publique liés aux transports et à nos modes de vie : sédentarité, bruit, impacts climatiques, accidents, etc.
Le vélo est un facteur de transformation positive de nos sociétés vers plus de durabilité.

vélo créateur futur
Partager l’espace public, une condition pour un usage démocratique du vélo

Pouvoir se déplacer à vélo –et plus globalement accéder à la mobilité active– soulève la question du droit pour tous à circuler en sécurité sur l’espace public.
L’iniquité flagrante dans le partage de l’espace public, où la voiture prédomine, entraîne une inégalité d’accès au vélo toutes catégories sociales confondues et dans tous pays. Le choix et la capacité à se déplacer à vélo sont conditionnés par la place qui lui est donnée en ville (infrastructures, aménagements urbains, équipements, services, etc).
Cette question est d’autant plus prégnante pour les enfants, que ce soit pour apprendre, jouer ou faire du sport. C’est pourquoi la Charte de Vancouver a reconnu en 2012 le droit universel des enfants à pratiquer le vélo (relatif à art.31 de la Convention internationale des droits des enfants).
Cette liberté de circuler ne doit pas générer une dégradation environnementale, et  inversement, la protection de l’environnement ne doit pas être un frein au droit à la mobilité active.
Le vélo : un moyen efficace pour réguler cet équilibre entre droits, liberté individuelle et protection de l’environnement !

Vélo-City 2015