Clôture du Défi Zéro Déchet

De septembre à décembre 2018, l’ALEC SQY, avec le soutien d’une dizaine d’associations locales, dont Plaisir en Transition, a accompagné plus de 200 familles du sud et centre Yvelines à réduire le poids de leur poubelle.

Pour clôturer ce Défi Zéro Déchet, l’ALEC vous invite à une conférence / débat avec Jérémie Pichon.

Durant 20 années passées au service d’ONG socioculturelles, environnementales et humanitaires, Jérémie PICHON fait le triste constat d’un système basé sur la surconsommation, dévastateur pour l’Homme et son milieu.
En 2014, ils décident de se lancer en famille dans un défi Zéro Déchet. En trois ans, de 390kgs de déchets ils passent à 1 kg, soit un bocal par an, et découvrent surtout un nouveau mode de vie. Ils en tirent un livre, Famille « presque » Zéro Déchet « Ze Guide », illustré par sa femme Bénédicte MORET.
Lors de sa conférence, Jérémie PICHON, nous raconte avec humour, comment ils ont mené leur aventure. Il décrit surtout les bénéfices énormes et insoupçonnés, qu’ils ont tiré d’un tel changement. Car en éliminant leur poubelle, ils s’attaquent finalement au système et dessine un mode de vie soutenable, sobre et heureux.

Rendez-vous mercredi 9 janvier 2019 à 20h au Théâtre Alphonse Daudet, 26 rue du moulin à vent à Coignières.

Pour vous inscrire, c’est ici.
Pour organiser du covoiturage, c’est

C’est grâce à l’implication des associations locales que ce défi a connu un grand succès (plus de 200 foyers inscrits, soit plus de 650 participants).
Nous espérons que vous serez aussi nombreux à nous accompagner pour la prochaine édition en 2019.

L’équipe ZD.

Après-demain

Sur France 2 – Mardi 11 déc. 2018 à 23h15

Le film Apres-demain en avant-première

Deux ans après le succès phénoménal du documentaire Demain, Cyril Dion revient sur les initiatives que le documentaire a inspirées. Il embarque avec lui son amie Laure Noualhat, enquêtrice de renom sur les fronts de l’écologie et très sceptique sur la capacité des micro- initiatives à avoir un réel impact face au dérèglement climatique. Leur confrontation pleine d’humour les pousse dans leurs retranchements : qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui échoue ? Et si, finalement, tout cela nous obligeait à inventer un nouveau récit pour l’humanité ?

Avant première du film "Après demain" de Cyril Dion et Laure Noualhat - LES AMIS DES JARDINS DU RUISSEAU

Laure Noualhat est une journaliste, enquêtrice et réalisatrice spécialisée dans les questions écologiques, environnementales et sociétales. Elle a travaillé quinze ans pour Libération, a enquêté pour différents documentaires consacrés au nucléaire et réalisé des films sur le climat ou l’énergie. En 2018, elle signe avec Cyril Dion le documentaire Après Demain.

Cyril Dion est le cofondateur avec Pierre Rabhi du mouvement Colibris et de la revue Kaizen. En 2015, il écrit et co-réalise avec Mélanie Laurent le film Demain, qui obtient le César du meilleur documentaire en 2016. En 2017, il publie son premier roman, Imago ainsi qu’un recueil de poème, Assis sur le fil. En 2018, il signe avec Laure Noualhat son deuxième film Après Demain et publie le Petit manuel de résistance contemporaine.

Fleurs coupées : la face cachée de nos bouquets

Fleurs coupées

Chez le fleuriste, au moment de choisir un bouquet, notre seul désir est celui de faire plaisir. Mais, n‘a-t-on jamais songé à la provenance de ces fleurs? 

Les fleurs coupées ont, en réalité, une histoire qui doit interpeller notre conscience citoyenne.

« Lorsqu’un joli bouquet arrive chez vous, la probabilité est grande qu’il soit composé de roses kényanes. Elles auront voyagé environ 72h, et parcouru plus de 7.000 km »

Le constat est sans appel, puisqu’environ 85% des bouquets présents sur les étals européens sont cultivés en dehors de nos frontières et n’appartiennent à aucun label. 

« Dans le détail, 87% de ces fleurs viennent directement des Pays-Bas et 6% de l’extérieur de l’UE. Et avant de transiter sur les Bourses néerlandaises, une bonne partie des tiges à boutons ont été cultivées au Kenya, en Ethiopie, en Equateur ou en Amérique du Sud. Les fleurs ont donc souvent fait un long voyage en avion puis en camions réfrigérés avant d’arriver dans nos vases« .

(Libération – Fleurs Coupées, la face sombre des bouquets – 14 fév.2018)

Des roses en toutes saisons

Pour satisfaire la demande occidentale, les producteurs adaptent leurs productions pour fournir l’Europe quelle que soit la saison. Ainsi, en toutes saisons, nous trouvons chez les fleuristes toutes sortes de fleurs.

La provenance des fleurs : un business mondialisé

Il y a 40 ans, ces fleurs étaient produites presque exclusivement aux Pays-Bas, plaque tournante de la vente internationale. Depuis quelques années, la grande distribution européenne se positionne comme intermédiaire et les Pays-Bas ont pu délocaliser leurs productions grâce à la levée de l’interdiction de ne commercialiser qu’aux Pays-Bas.

Dans les années 1980-90, des compagnies états-uniennes, britanniques, hollandaises et indiennes ont construit des fermes florales géantes au Kenya et en Ethiopie, pouvant employer jusqu’à 5000 personnes. Ces investisseurs étrangers ont profité d’un climat qui leur était favorable, notamment une main d’œuvre conséquente, peu couteuse et assez bien formée, ainsi que d’infrastructures de transport.

Une atteinte à l’environnement

Un bouquet de roses pour la Saint Valentin? Pour répondre à la demande des consommateurs d’avoir toutes sortes de fleurs en toutes saisons, les productions s’adaptent donc et y mettent les grands moyens:

  • Irrigation de ces gigantesques exploitations : trouver de l’eau là où il n’y en a pas. Pour ce faire, détournement et assèchement de lacs, particulièrement celui de Naivasha au Kenya.
  • Production à outrance : utilisation des pesticides et fongicides. Des méthodes ayant un impact sur la faune, la flore et les habitants.

Le coût climatique de ce marché est d’autant plus conséquent qu’après la récolte, vient l’heure d’un long voyage en avion ou en bateau à travers le monde.

Des conditions de travail pénibles

La majeure partie des employés des fermes horticoles étrangères sont des femmes qui travailleraient jusqu’à 60h/semaine, voire plus en période de fêtes européennes. Elles seraient payées très modiquement (de 28 à 94$/mois selon le pays) et leurs conditions de travail dangereuses puisqu’exposées à l’usage intensif d’engrais et de pesticides.

Lorsqu’un consommateur européen achète une rose produite à l’étranger à 1.5€, seulement 0.03€ arriveraient dans la poche de ceux qui l’ont cultivée, soit 2% du prix total de vente.

Le mouvement Slow Flower

Né au Royaume Uni, le mouvement Slow Flower s’est répandu dans de nombreux pays. Le principe est simple : des fleurs de saison en circuit court.

Les labels

Quelques producteurs responsables, environ 10%, se sont associés à des labels, tel que le celui de Max Havelaar, afin d’offrir un salaire et des conditions de travail décents à leurs ouvriers.

En France, plusieurs labels ont vu le jour, dont Fleurs de France, Plante Bleue, Charte Qualité Fleurs, etc. mais également un collectif nommé Fleurs Françaises (inspiré du mouvement anglo-saxon Slow Flower).

Et, pour faire simple, en rejoignant une AMAP ou en allant à la rencontre des producteurs locaux, vous trouverez toujours de quoi (vous) faire plaisir et faire du bien à la planète;)

En l’absence de labels, il est aujourd’hui impossible pour le consommateur de connaître la provenance et les conditions de production de ces fleurs coupées.

Alors, vous réfléchirez bien à 2 fois avant d’acheter vos fleurs la prochaine fois? Pour vous y aider, voici quelques producteurs de fleurs locaux respectueux des saisons :

Pour rester informé et aller plus loin:

Sources :

Green Friday

Face au Black Friday, l’alternative s’organise !

Un collectif d’associations et d’entreprises, avec le soutien de la Ville de Paris, crée l’association Green Friday pour faire grandir le mouvement en faveur de la consommation responsable.

Depuis plusieurs années, le dernier vendredi de novembre, appelé « Black Friday », est devenu une grande messe du consumérisme, au cours de laquelle de nombreuses enseignes commerciales cassent les prix sur une large gamme de produits. Tradition commerciale importée des États-Unis, elle est peu à peu devenu le symbole d’une consommation galopante et débridée qui promeut un modèle de production insoutenable. En plus de proposer des promotions souvent mensongère, la logique qui sous-tend le Black Friday est celle d’une course au moins disant social et environnemental : comment produire toujours plus, à moindre coût, avec pour seul objectif une consommation aveugle, sans qu’en pâtissent l’environnement et les hommes ? Chaque année, l’industrie textile jette 4 millions de tonnes de vêtements et en vend 5 millions. Quand on sait que la production d’un seul jean peut représenter jusqu’à 11 000 litres d’eau, ces chiffres donnent le tournis ! Les hommes ne sont pas non plus épargnés par cette course à la consommation, en témoigne le drame du Rana Plaza, qui, en 2013, a fait plus de 1000 morts au Bangladesh lors de l’effondrement d’une usine de production textile.

Pour dire stop à cette consommation devenue kamikaze, déconnectée des coûts environnementaux et sociaux, le Green Friday se mobilise.
Ensemble, reprenons le pouvoir de l’achat !

green-friday-insta4

 

Face à ces chiffres inquiétants, que faire ? Refusant l’immobilisme, le collectif Green Friday a décidé d’agir en rappelant que l’acte d’achat est un choix fort, avec des conséquences concrètes sur l’environnement lorsqu’il est motivé par des causes justes et durables. Le but n’est pas de culpabiliser, mais bien de sensibiliser les citoyens à une consommation plus responsable. Il existe aujourd’hui de nombreuses entreprises qui proposent des alternatives plus vertueuses que celles que les encarts publicitaires du Black Friday nous invitent à contempler. Contre la consommation compulsive, militons pour un pouvoir de l’achat citoyen : celui de changer le monde au quotidien. Collectivement, nos actions, nos habitudes peuvent avoir énormément d’impact sur l’environnement et les hommes.

Réparer ou donner plutôt que de jeter, allonger les durées de vie, acheter local, choisir des produits labellisés, autant de bonnes pratiques qui font une vraie différence. Face à une course au profit trop souvent aveugle, Green Friday entend rappeler que les actions individuelles peuvent avoir un impact décisif sur le collectif.

Plus d’info sur : https://www.greenfriday.fr/