Le prochain Festival Yvelinois des Alternatives au changement climatique, Alternatiba Centre Yvelines, se tiendra sur la commune voisine de Jouars-Pontchartrain le samedi 12 septembre (Rue Louis Phélypeaux)
« Ces milliers d’alternatives participent au quotidien à la construction d’une société plus sobre, plus humaine, plus conviviale et plus solidaire » Stéphane Hessel
Des membres de Plaisir en Transition y seront présents pour témoigner de leur participation au Défi des Familles à Énergie Positive.
Vous pourrez nous rencontrer dans le hameau « Se loger ».
Venez nombreux !
Nous aurons besoin de monde le 12 septembre et les jours qui précèdent. N’hésitez pas à vous inscrire en tant que bénévole. Participez à cette belle aventure !
L’association Pouces d’Yvelines veut faire de l’auto-stop une pratique organisée et sécurisée. Elle vient de recevoir une subvention de 50.000 euros accordée par le Conseil Régional d’Ile de France pour lancer son projet.
Les auto-stoppeurs ont pratiquement disparu du bord des routes. Lever le pouce pour arrêter une voiture est passé de mode. La pratique est jugée dangereuse et ceux qui font encore de l’auto-stop pour se déplacer ont beaucoup de mal à arrêter une voiture.
Des associations comme « Rezo Pouce » dans le Sud-Ouest ont relancé l’auto-stop dans leur région. L’idée a fait son chemin. Cela a inspiré l’association « Pouces d’Yvelines« . Elle a décidé d’organiser et de sécuriser la pratique de l’auto-stop en Ile-de-France.
Entre le covoiturage planifié et l’autostop, on trouve l’autostop organisé: comme pour l’autostop classique, il n’y a pas de rendez-vous mais les conducteurs et les passagers sont adhérents à une structure qui leur permet de s’identifier et donc de vaincre les craintes liées à l’autostop. Les arrêts sont repérés ce qui facilite et sécurise la rencontre entre les conducteurs et les passagers.
Rezo Pouce met en relation des conducteurs avec des passagers grâce à l’un des 250 « arrêts sur le pouce » identifiés et choisis pour leur sécurité. Une fois sur place, pour se reconnaître, conducteurs et passagers, disposent d’un signe distinctif : un petit macaron « Rezo Pouce ». Le passager dispose d’une fiche destination qu’il montre au conducteur. Ce document permet la facturation du trajet, inférieure aux tarifs du co-voiturage. Déjà sécurisé par les « arrêts sur le pouce », le système possède aussi un numéro dédié pour identifier le conducteur à travers sa plaque d’immatriculation.
Utilisé principalement pour des déplacements quotidiens locaux, comme aller chez le médecin, rentrer du lycée, aller au Pôle Emploi, aller à la gare, etc., Rezo Pouce répond à un vrai besoin (en France, 75% des trajets en voiture font moins de 10 kms), non comblé par le covoiturage (trajets proposés supérieurs à 20 kms, peu présent en zone rurale), complète les moyens de transports existants et favorise les rencontres et les liens sociaux. Après un essaimage en Rhône-Alpes, Rezo Pouce est en phase de développement sur tout le territoire national.
Armel Pitois,président de Pouces d’Yvelines, explique la démarche : « L’expérience Rezo Pouce mise en place dans le Tarn et Garonne est un succès et les organisateurs ont mis en place un kit de duplication qui permet de développer son propre réseau en bénéficiant de leur expérience et de leur support. C’est pourquoi Beynes En Transition et Villages d’Yvelines en Transition qui souhaitaient mettre en place ce dispositif ont créé l’association « Pouces d’Yvelines » qui regroupe également les collectivités adhérentes afin de dupliquer ce dispositif en partenariat avec Rezo Pouce sur une partie du territoire des Yvelines. Les communes de Marcq en Yvelines, Thoiry, Bazoches sur Guyonne et Boissy Sans Avoir ont compris tout l’intérêt de s’unir pour créer une nouvelle offre complémentaire de transport pour leurs administrés et ont déjà délibéré pour adhérer à l’association. D’autres vont le faire rapidement ».
Pierre Souin, Maire de Marcq et Vice Président en charge des transports pour la communauté de communes de Cœur d’Yvelines, justifie son soutien : « Le simple passage d’un car un matin et un soir pour un seul jour par semaine a un coût très élevé qui n’est pas comparable avec le dispositif proposé par Pouce d’Yvelines ».
Olivier Guittard, Vice Président de Pouces d’Yvelines, détaille l’intérêt du dispositif « La partie rurale du centre des Yvelines est caractérisée par un habitat assez dispersé avec des zones peu desservies par les transports en commun et une utilisation massive de la voiture individuelle pour de petits trajets. Ce système permettra notamment de relier les hameaux et villages isolés aux gares (ou il participe au désengorgement des parkings saturés) et aux lycées et sera beaucoup plus économique que d’étendre le réseau de transports en commun dont il sera complémentaire. Il présente également un intérêt pour développer la convivialité et la solidarité entre les habitants. L’expérience prouve que c’est également souvent une voie d’entrée vers un covoiturage régulier ».
La mise en place d’un tel réseau ne s’improvise pas. Elle nécessite la participation active des collectivités locales (communes, EPCI), une préparation sur le terrain et une forte communication pour que dès le lancement une masse critique d’utilisateurs permettant le démarrage soit atteinte.
Olivier Guittard poursuit : «L’expérience prouve qu’une initiative d’une commune ou d’une association isolée coute beaucoup plus chère et est très souvent vouée à l’échec pour ces raisons de sous dimensionnement du dispositif».
Ce projet initialement démarré avec des communes dynamiques de l’ECPI de Cœur d’Yvelines est également mené avec le concours de la Région Ile de France, qui soutient financièrement des initiatives de transport alternatif à l’auto-solisme. Le Parc Naturel Régional de la Vallée de Chevreuse soutient également l’association. D’autre part des négociations sont en cours avec d’autres partenaires.
Plusieurs associations de parents d’élèves, de lycéens (UNAAPE, FCPE) ou des associations visant à faciliter l’accès à l’emploi (Beynes Emploi) ont déjà manifesté leur soutien au dispositif. Pour que celui-ci monte en puissance le plus rapidement possible, chaque citoyen peut contacter les élus de sa commune pour qu’elle adhère à l’association Pouces d’Yvelines.
Armel Pitois de conclure : « Les limites du réseau ne sont pas figées mais sont structurées par à l’est le front urbain, à l’ouest le contour administratif de l’IDF, au nord par la ligne Paris Mantes et au sud par la ligne Paris Rambouillet. Cela représente environ 140 communes potentielles. Les élus peuvent nous contacter pour que nous puissions les rencontrer, présenter le dispositif et échanger sur sa mise en œuvre sur leur territoire. Pouces d’Yvelines est un projet construit avec tous les élus qui sont au plus près du terrain ».
Espérons que nos élus Plaisirois soutiendront eux aussi ce projet et que nous aurons accès prochainement au réseau Pouces d’Yvelines qui devrait entrer en service au printemps 2016.
Contacts :
Armel PITOIS (armel.pitois@wanadoo.fr), Président de Pouces d’Yvelines 06 72 54 32 22
Olivier GUITTARD (vytransition@laposte.net), Vice-Président de Pouces d’Yvelines 06 98 96 21 01
Marc Dufumier est ingénieur agronome, professeur émérite d’agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech, membre du conseil stratégique de l’agriculture et de l’agro-industrie durables du Ministère de l’agriculture, membre du Comité de veille écologique de la Fondation pour la Nature et l’Homme et président de la Plate-Forme pour le Commerce Équitable. Expert auprès de la FAO et de la banque mondiale, il est régulièrement sollicité par les gouvernements étrangers confrontés à des crises alimentaires ou agricoles.
Invité par l’association Solidarité N’Dem France & l’AMAP Plaisir des Saveurs, il était sur Plaisir le 30 mai dernier pour une conférence sur le défi alimentaire mondial.
Sur les 7 milliards d’humains que compte notre planète, il en est près d’un milliard qui souffrent de la faim. Cela ne résulte pas tant d’une insuffisance de productions agro-alimentaires à l’échelle mondiale que de la pauvreté de gens qui n’ont pas les moyens de se procurer de quoi manger alors même que les productions alimentaires disponibles sur le marché mondial font l’objet d’énormes gaspillages dans les pays les plus riches, sont destinées préférentiellement à l’alimentation animale ou à la production d’agrocarburants.
Ceux qui souffrent de la faim dans le monde sont pour les deux tiers des paysans du Sud dont les bas revenus ne leur permettent plus d’acheter suffisamment de nourriture ou de s’équiper correctement pour produire par eux-mêmes de quoi manger. Le dernier tiers est constitué de familles paysannes ayant quitté prématurément la campagne, faute d’y être restées suffisamment compétitives.
Il existe pourtant d’ores et déjà des systèmes de culture et d’élevage inspirés de l’agro-écologie qui permettraient à ces paysanneries d’accroître leurs productions à l’hectare sans coût majeur en énergie fossile ni recours aux produits phytosanitaires :
Les associations de cultures assurant une forte couverture végétale tout au long de l’année permettent de maximiser la transformation de l’énergie solaire en calories alimentaires par le moyen de la photosynthèse.
Les plantes de l’ordre des légumineuses permettent de fabriquer les protéines végétales avec l’azote de l’air sans recours aux engrais azotés de synthèse coûteux en énergie fossile.
Les épandages de fumier et compost permettent d’accroître ou maintenir le taux d’humus dans les sols, y réduisent le lessivage de l’eau et des éléments minéraux et préservent la couche arable de l’érosion.
Les arbres plantés en bordure ou au sein des champs cultivés et pâturés parviennent à puiser des éléments minéraux en sous-sols et à les restituer dans la couche arable grâce à la chute de leurs feuilles. Ils hébergent des insectes auxiliaires favorisant la pollinisation des plantes cultivées et la neutralisation des ravageurs et agents pathogènes par la voie biologique.
Mais les obstacles à l’élévation de la productivité du travail agricole dans les pays du Sud ne sont pas tant d’ordre technique que de nature socio-économique et politique ; ils résultent bien plus souvent d’un accès limité aux crédits, de structures agraires injustes et des conditions inégales dans laquelle se manifeste la concurrence entre producteurs sur les marchés mondiaux des produits agricoles et alimentaires.
Marc Dufumier dénonce les folies de l’agriculture mondiale et montre dans son livre « Famine au Sud, Malbouffe au Nord » qu’une alternative crédible est déjà à l’œuvre : l’agriculture biologique.
Joli score ! Les 37 foyers participants participant au Défi des Familles à Énergie Positive sur le territoire Sud Yvelines, répartis dans 8 équipes, ont économisé 82 500 kWh et évité l’émission de 16 532 kg de CO2. En terme d’équivalence, la totalité d’énergie économisée représente la production annuelle d’une centrale photovoltaïque de 980 m2. La totalité de CO2 évité correspond à ce qu’aurait émis une voiture en parcourant plus de 32 000 km, soit 162 aller/retour Plaisir-Deauville.
Plaisir en Transition a terminé sur la deuxième marche du Podium, avec 14,5% de kWh économisés, à la grande surprise du capitaine de l’équipe.
Pour une première participation, c’est un véritable succès !
L’événement de clôture avait lieu le samedi 30 mai 2015 à la Maison de Fer de Dampierre en Yvelines. Nous y avons avons fêté dignement le succès de l’opération.