Sauve ta planète avec les Incroyables Comestibles !

La poursuite du chantier Incroyables Comestibles se tiendra le dimanche 15 mai de 14h30 à 17h30 au Parc du Château de Plaisir en partenariat avec le groupe des Scouts de Plaisir qui organise un après-midi découverte proposé à tout curieux qui désire découvrir le mouvement et ses activités (activités ouvertes à partir de 6 ans).

Scouts en Scene avec logo ville v2

Rejoignez-nous et venez co-créer des plantations de nourriture partagée à Plaisir.
Venez avec vos amis, vos outils, votre énergie et votre bonne humeur pour faire de ce chantier participatif une réussite.

L’agriculture en Ile de France

Première région urbanisée du pays, l’Ile-de-France est aussi une grande région agricole (49 % de sa superficie). A quelques dizaines de kilomètres du cœur de Paris dans les quatre départements de la grande couronne, on compte encore quelque 4500 exploitations principalement dédiées aux grandes cultures : maïs, colza, blé, betterave (etc.). La région exporte mais ne fournit pas la plupart des produits alimentaires que consomment les 12 millions de Franciliens : viande, produits laitiers, fruits, légumes et produits transformés viennent des régions voisines et ce depuis le XVIIIe siècle, de plus loin encore avec la mondialisation des échanges.

D’après les chiffres du Service Régional de l’Information Statistique et Économique (SRISE), la plaine de Versailles, dans les Yvelines, serait l’un des derniers espaces de polyculture dans la région (voir la carte). Des maraîchers, des pépiniéristes cherchent à s’y installer.

Inversement, cette agriculture surtout céréalière vend ses produits sur les marchés internationaux. Elle est intensifiée, moderne, et pourtant menacée, en particulier du fait de la raréfaction des terres sous la pression foncière, ou de la raréfaction des repreneurs, lorsque les exploitants atteignent l’âge de la retraite. Ici plus qu’ailleurs l’artificialisation des sols et la demande de terrains pour l’urbanisation compliquent le maintien des terres agricoles.

Grignotant les espaces ruraux, accroissant la demande alimentaire, la croissance urbaine créée pourtant, paradoxalement, un besoin de campagne : alors que les zones périurbaines et pavillonnaires s’étendent, les Parisiens et les Franciliens sont plus que d’autres Français amateurs de produits bio et locaux et recherchent un environnement préservé.

De nombreux mouvements comme celui des AMAP et de nombreuses initiatives*, celles de l’Agence régionale des espaces verts, du Schéma directeur de la région, du Groupement des agriculteurs biologiques d’Ile de France tentent de résoudre ces paradoxes en cherchant à favoriser le développement d’une agriculture locale, sinon bio, la vente directe et les circuits courts de distribution. Ces acteurs économiques préconisent également de sanctuariser certains espaces agricoles menacés comme l’ont été en leur temps les espaces naturels.

D’autres métropoles, comme Munich, ont pu préserver leur environnement en contractualisant avec les agriculteurs de leur périphérie. « Il faudrait construire les villes à la campagne », plaisantait Alfred Jarry, pape de l’absurde. Une idée à suivre ?

*Voir par exemple le dossier : L’agriculture regagne du terrain dans et autour des villes. La Revue Durable n°43, 2011.

Pour plus d’info, consultez le Mémento de la statistique agricole en Ile de France (Agreste 2015).

Actions locales

Après la très médiatique COP21 en décembre, la France accueillait plus discrètement à Pau cette semaine le sommet MCEDD sur les forages pétroliers en haute-mer.

Les scientifiques spécialistes du climat nous annoncent la mise en péril de l’humanité si on ne laisse pas l’essentiel des réserves connues de combustibles fossiles dans le sous-sol. Est-il raisonnable de chercher toujours plus profond de nouvelles ressources ?

Plus de 450 activistes déterminé-e-s à protéger les océans et le climat ont fortement perturbé ce sommet, multipliant les actions de blocage et de désobéissance civile. La suite sur: Pari réussi, blocage du sommet de Pau par les militants climat

Mais le business des combustibles fossile serait moins florissant si nous étions moins assoiffés de ces ressources et l’objectif des  « Transitionneurs » est bien de changer nos comportements pour réduire la demande. Sans attendre de miracles technologiques, la sobriété et la solidarité peuvent nous permettre de nous adapter.

Consommer moins d’énergie dans la maison peut passer par de gros et coûteux travaux de rénovation ou bien par un ensemble d’écogestes (Défi des Familles à Énergie Positive) et un habitat partagé mieux occupé, comme le programme d’habitat intergénérationnel de Beynes en Transition (http://beynesentransition.fr/).

On peut éviter de jeter bêtement son grille-pain à la première faiblesse et venir au Répar’ Café pour apprendre, dans la bonne humeur, à le réparer avec une bande de bricoleurs aux compétences variées.
Le prochain Répar’ Café de Villages d’Yvelines en Transition aura lieu à la mairie de Méré le samedi 16 avril à partir de 9h30 (http://villages78entransition.fr/).

On peut consommer moins d’énergie pour nos déplacements en achetant une belle voiture moderne et performante, voire électrique (merci les subventions), ou bien tout simplement en mettant au moins 2 personnes dans une voiture.

En lançant le réseau d’auto-stop organisé Rezo Pouce dans les Yvelines, l’association Pouces d’Yvelines va contribuer à réduire la consommation de ressources fossiles tout en apportant un service aux jeunes et aux moins jeunes qui n’ont pas de véhicule.

L’inauguration a eu lieu ce samedi 9 avril à la mairie de Méré (encore !) et l’inscription est gratuite dans les mairies adhérentes ou sur www.rezopouce.fr
Déjà 100 inscrits avant même l’inauguration !

A suivre sur https://www.facebook.com/poucesdyvelines
Contact : contact@poucesdyvelines.fr

Nous pouvons tous agir individuellement mais si on se met ensemble, ce sera tellement plus fort et plus sympa !

Le Collectif Alternatiba Centre Yvelines.

Troc vert ARGPP – samedi 2 avril de 14h à 17h

L’ARGPP organise le Troc Vert, le samedi 2 avril, de 14h à 17h au local ARGPP (ancienne école Jean Moulin à Plaisir, 2518 rue Jules Régnier).

Venez échanger des plantes que vous avez en abondance dans votre jardin : plantes vivaces, arbustes, graines, bulbes ou tubercules.

Une plante donnée = une plante reçue

Mettez dans des petits pots, plusieurs jours à l’avance, en n’oubliant pas d’arroser à la transplantation, les petites plantes qui se sont ressemées seules ou le produit de vos divisions de grosses souches de vivaces. Imprimez une étiquette avec le nom de la plante, sa couleur, sa hauteur, etc…

Vous n’avez rien à donner ? Venez toujours pour le café et la convivialité !
Vous pourrez, en outre, récupérer des conseils ou échanger vos expériences jardinières avec vos voisins.

Catherine,
catherine@argpp.fr

Calculer son empreinte écologique

Kesako ?

Le concept est maintenant assez répandu : l’empreinte écologique consiste à calculer de combien de planètes nous avons besoin pour vivre, si nous ne changeons pas notre manière de vivre.

Les États Unis auraient besoin de 5 planètes. Et la France? Et bien, on est à 2,5 planètes. Ouf, on est deux fois mieux que les États Unis  ! Mais ne nous leurrons pas, c’est quand même plus qu’une ! A titre d’exemple, la Chine est à 1 et l’Inde à 0,4 planète.

Alors, voilà, comme toujours, c’est à chacun de relever ses manches et commencer à balayer devant chez lui.

… Première étape : faire le point…

La première étape, c’est de commencer par faire un petit audit personnel, enfin, familial… Quelles sont les habitudes de la famille (alimentaires, déplacement, énergétiques, etc…) ? Les outils sont nombreux. Il suffit de taper « empreinte écologique » pour en trouver un. Quel que soit celui que vous prendrez, il y a fort à parier que les résultats vous feront peur. Mais l’intérêt réside surtout dans les pistes que ces outils vous donneront…

Mon calcul sur WWF : Aïe, aïe, aïe…

empreinte

… Deuxième étape : prendre une bonne résolution…

Réduire sa consommation de viande, arrêter de gaspiller la nourriture, manger plus local, prendre des transport en commun ou son vélo…? Il y a des pistes, plus ou moins applicables pour chacun, mais il y en a beaucoup…

A chaque famille de se poser des questions et de se donner des objectifs; qu’est-il envisageable de faire? Que mettons-nous en place?

Je recommande ce fascicule édité par la fondation Nicolas Hulot, qui permet de faire un audit, puis de prendre des mesures et de calculer leur effet :

Il y a aussi le site 1 million women, qui permet de calculer les réductions de nos émissions pour chaque engagement pris.

… Troisième étape : compenser ?…

Il existe aussi la possibilité de compenser. A moins de retourner vivre dans une grotte, notre mode de vie occidental pèse lourd. Il est possible de faire une démarche volontaire de compensation (financière) de notre impact carbone.

Il existe des sites qui permettent de promouvoir des projets qui ont un impact positif sur les émissions de carbone. Vous participez directement à des projets qui permettent de compenser nos émissions de carbone.

Par exemple : CO₂Solidaire

Mais bon, l’idée, c’est quand même de changer nos comportements et pas de s’acheter une bonne conscience en ne changeant rien !

Camille
Le blog du colibri