Manger local

Le volet alimentaire est un des éléments centraux du mieux vivre de demain. Nous aspirons tous à mieux nous nourrir pour des raisons évidentes de santé et de bien-être : la recherche d’une alimentation saine, produite dans le respect de l’environnement, apparaît ainsi de plus en plus nécessaire. Pour cette raison, nous devons notamment favoriser les circuits courts, choisir des produits locaux et de saison, ou dont l’acheminement du producteur au consommateur n’auront qu’un impact limité en terme de consommation d’énergie et de production de CO2.

Opportunités locales

un panier au rythme des saisons le cabot 13009 marseille

À Plaisir, une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), Plaisir des saveurs, offre à ces adhérents des légumes frais produits localement et issus de l’agriculture biologique. Chaque semaine (le jeudi soir), ils peuvent y retirer un panier de légumes de saison pour un coût très raisonnable. Les adhérents participent également à la distribution des légumes et éventuellement donnent un coup de main pour les récoltes. Le principe est à bénéfice réciproque entre les adhérents qui bénéficient d’un approvisionnement local en légumes et fruits bios et un agriculteur qui « pré-vend » sa production.

En complément du contrat de légumes, Plaisir des Saveurs accueille également des producteurs bio : viande de bœuf et veau, pommes, jus de pomme, cidre et confitures, œufs, champignons…

  Vous avez besoin de légumes, Ils ont besoin de travail. Ensemble, cultivons la solidarité.https://i0.wp.com/www.reseaucocagne.asso.fr/wp-content/themes/reseau/images/slogan.png

Le Jardin de Cocagne de Saint Quentin en Yvelines fait partie du réseau Cocagne. Il s’agit d’un chantier d’insertion qui offre aux personnes en difficulté une opportunité de réinsertion dans la vie professionnelle, par l’emploi et la formation. Le principe est similaire aux AMAP pour les adhérents qui y retirent un panier de légumes bio chaque semaine, soit sur place, soit dans un dépôt, à horaires fixes.

Les Plaisirois n’ont à ce jour, que peu d’options locales d’approvisionnement, qui plus est biologique. En bio, on peut citer néanmoins une offre qui se développe avec des distributeurs spécialisés (La Vie Claire, avenue Paul Langevin à Plaisir, ou la Biocoop Pleinchamp dans la ville, Place Etienne Marcel à Montigny le Bretonneux, etc.). Mais que dire de ces produits qui viennent parfois de l’autre bout du monde si ce n’est que leur bilan carbone n’est que peu favorable à l’environnement ? Au consommateur de juger… et de trier.

Des solutions

Adhérer à une AMAP ou à un Jardin de Cocagne est une solution évidente. Cependant, dans le premier cas, il y a déjà une liste d’attente et la capacité de production de ces exploitations n’est pas illimitée.

Le Jardin de Cocagnes de SQY cherche de nouveaux adhérents. Notre collectif Plaisir en Transition se propose d’étudier avec eux la création d’un dépôt sur Plaisir. Si vous êtes intéressés, ne manquez pas de le faire savoir ici même (page contact) ou à l’adresse plaisirentransition@gmail.com.

La création d’une nouvelle AMAP à Plaisir est une option à étudier. Des terres agricoles sont encore disponibles localement. Le réseau national des AMAP et l’Association Plaisir des saveurs peuvent offrir un soutien efficace pour ne pas partir de zéro. Manifestez-vous si vous êtes intéressé !

Halle du marchéEt puisque nous avons une halle de marché sur Plaisir, pourquoi pas un marché bio, ou qui encouragerait les producteurs locaux ?

The Food Assembly Yes to Local!

« La Ruche qui dit oui ! permet de vous réunir pour acheter directement aux producteurs de votre région ».
Il y en a plus de 300 en France et plus de 90 en cours de formation (fin 2013). Le principe est le suivant : un particulier organise chez lui un point relai entre des consommateurs motivés adhérents de la ruche et des producteurs de préférence locaux/régionaux, en étudiant bien sûr la qualité des produits. Ils évitent ainsi les circuits traditionnels de distribution. Le coordinateur contacte les producteurs et rassemble leurs offres qu’il diffuse aux membres de la ruche. Ceux-ci choisissent de répondre – ou non – et commandent, pour chaque produit proposé, la quantité dont ils ont besoin. Lorsque qu’une quantité minimum est atteinte pour un produit, la ruche a dit « oui » et le producteur effectue sa livraison chez le coordinateur de la ruche, où les membres viennent retirer leur commande. À noter que le coordinateur tire un revenu de son activité. Tout le monde est gagnant, sur les prix, sur la qualité.
C’est un gros projet, mais terriblement motivant ! Même chose que ci-dessus : manifestez-vous si vous êtes intéressé !

À l’école aussi

Oui au Bio dans ma cantine

Manger bio et local à la maison c’est bien mais nos enfants doivent aussi pouvoir bénéficier du meilleur à la cantine. A l’issue du Grenelle de l’environnement, le gouvernement s’était fixé 20 % de bio dans les cantines à l’horizon 2012. Je doute que cet objectif ait été atteint et j’ignore ce qu’il en est à Plaisir, mais ce serait bien entendu une priorité d’atteindre et de rapidement dépasser ces chiffres…
À lire : http://www.ouiaubiodansmacantine.fr

Vers l’autonomie alimentaire

Pour savoir ce que l’on mange, rien de tel que de le produire soi-même. Si l’autonomie alimentaire complète est difficilement envisageable, encourager la production locale et le développement des potagers locaux, jardins familiaux ou d’insertion, jardins solidaires ou ouvriers, de quartier, collectifs etc. est à la fois productif, pédagogique et solidaire.

C’est un sujet central dans les préoccupations des Territoires en Transition et qui peut être décliné selon de nombreuses formes. Je vous propose d’en reparler dans un prochain article.

Une brigade pour le recyclage des crayons

A l’occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets*, qui aura lieu du 22 au 30 novembre prochain, Plaisir en Transition vous propose de lancer dans nos écoles Plaisiroises une initiative autour du recyclage des instruments d’écriture.

Main image for Brigade des Instruments d'Écriture

La société BIC (en partenariat avec TERRACYCLE) récupère les stylos usagés en plastique (Voir la Brigade des instruments d’écriture) et donne en échange des points à l’école inscrite qui décide de les transformer en dons pour une association loi 1901 (ou une coopérative scolaire).

Le principe est simple: on s’inscrit, puis on adhère à une brigade (il faut indiquer l’association pour le don, TERRACYCLE en propose sur son site mais nous vous recommandons de choisir plus local). Ensuite on demande des étiquettes de transport pour renvoyer gratuitement le carton à TERRACYCLE dés qu’il est plein (poids mini de 7 à 10 kg si on veut obtenir des points). Pour info, une école collecte en général un à deux cartons par an.

Pour information, si on récupère 10kg de stylos (~1000 stylos), on obtient 2 points par instrument collecté, qui représente 0,02€; donc 10kg correspond à un don de ~20€. Le but n’est pas financier (c’est néanmoins le petit plus qui permet de motiver), mais d’avoir une démarche de recyclage des déchets avec une action vers une association sous forme de dons. Sinon c’est bien connu, les stylos finissent dans nos poubelles.

Sachez que cette société récupère aussi les gourdes des compotes (consulter leur site pour plus d’infos).

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

* L’objectif de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant.
Le concept de la Semaine est basé sur la prévention des déchets c'est-à-dire avant que ce dernier ne soit produit, car le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !
La prévention des déchets c’est donc agir pour ne pas produire les déchets en consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits (réparation et don) et en jetant moins (compost par exemple) !
La Semaine s'adresse aussi bien aux administrations et collectivités, aux associations, qu'aux scolaires et au grand public. Tout le monde peut agir !
La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD), inscrite dans le cadre de la campagne nationale sur la réduction des déchets, est un moment fort de mobilisation. Elle dépasse même nos frontières, la Semaine est également organisée en Europe où près de 12 000 actions ont été organisées dans plus de 23 pays.

Familles à Energie Positive

Engagez-vous pour le climat !

Le défi « Familles à Énergie Positive » a pour objectif de démontrer que tous ensemble il est possible de lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre en participant à une action concrète, mesurable, et conviviale… en d’en profiter pour réduire ses factures d’énergie !

Familles à énergie positives - retour accueil

« Familles à Energie Positive » : Un défi pour les économies d’énergie, pour agir ensemble contre le réchauffement climatique.

Comment ça marche ? Explications en images…

Le principe est simple :

Des équipes se regroupent pour représenter leur village, leur quartier ou leur entreprise avec l’objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations à la maison : chauffage , eau chaude, équipement domestique.

Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8% d’économies d’énergie – protocole de Kyoto oblige ! – par rapport à l’hiver précédant le défi. Ce dernier se base sur le progrès global des comportements des concurrents : peu importe d’où on part, l’essentiel est de progresser ensemble !

 Et ça marche !

Le bilan des éditions précédentes a été convaincant : en moyenne les participants ont économisé 200€ sur leur facture ! « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », la preuve : ce sont plus de 8 millions de kWh qui ont été économisés l’année dernière

 Et maintenant ?

Pour la saison 2014-2015, Plaisir en Transition a décidé de rejoindre l’aventure. Et nous avons besoin de vous !

Votre rôle sera évidemment de faire des économies d’énergie ! Pour cela, vous devrez relever régulièrement les compteurs de vos sources d’énergie afin d’entrer ces informations dans un logiciel. Ce dernier vous indiquera en temps réel vos économies réalisées. Afin d’être efficaces, vous aurez à votre disposition des outils qui vous guideront dans vos initiatives et vos actions.

Le parcours Famille à Énergie Positive

Utilisez le formulaire de contact si vous souhaitez en savoir plus sur le défi ou rejoignez directement notre groupe Plaisirois en cliquant sur le lien ci-dessous :

Je participe au défi avec Plaisir en Transition

N’oubliez pas de choisir l’équipe « Plaisir en Transition » lors de votre inscription.

Si vous souhaitez en savoir plus, contactez :
l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat de Saint-Quentin-en-Yvelines (ALEC SQY)

  • par téléphone : 01 34 52 26 34
  • par mail. : faep@energie-sqy.com

Sacrée croissance !

Diffusion TV – Mardi 04 novembre à 20h50 (Sur Arte)

Rediffusion vendredi 07.11 à 8h55
Rediffusion samedi 15.11 à 11h55

Face à la crise et aux risques écologiques, il faut repenser de fond en comble notre modèle de société fondé sur la croissance. Locales et solidaires, des solutions alternatives existent. Le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin témoigne de celles qui vont – peut-être – orienter notre futur.

Le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin est avant tout l’histoire d’une cassure. Entre les décideurs politiques et une partie de la population réticente à se laisser imposer les doxas libérales, les visions du monde tel qu’il doit être mené semblent irréconciliables. Lorsque les premiers ne jurent que par la croissance, répétant le terme comme une formule incantatoire, les seconds espèrent en d’autres solutions et réfutent le productivisme et la consommation à tout prix. Les experts intervenant dans le film sont formels : sous la forme qu’elle a connue au XXe siècle, la croissance est terminée, elle ne reviendra pas. De nombreux paramètres ne leur laissent aucun doute, dont la fin de l’ère des énergies bon marché ou la dépendance croissante à la dette.

Fous et insoumis

« Celui qui pense qu’une croissance exponentielle infinie est possible dans un monde fini est soit un fou soit un économiste » déclare un… économiste, non sans humour. Alors, pendant que les États s’enfoncent dans la crise, des insoumis créent les prémices d’une société fondée sur la sauvegarde écologique et le développement durable. Avec Sacrée croissance !, la réalisatrice présente une sélection d’initiatives réussies et de modèles alternatifs viables. Son film élargit ainsi le champ des possibles en montrant comment on peut réfuter en action, et pas seulement en paroles, le modèle économique dominant. Avec une idée force : face au gaspillage mondial, la réponse doit être locale et solidaire. À Toronto, une coopérative de fermiers produit des légumes bio près du centre-ville et vise la souveraineté alimentaire. À Rosario (Argentine), on lutte contre l’exclusion sociale en fertilisant d’anciennes décharges pour embaucher des maraîchers débutants. Certains villages népalais s’approchent de l’autosuffisance énergétique grâce au biogaz et à la micro-hydro-électricité. Au Brésil ou en Bavière, des banques communautaires et des monnaies locales bouleversent le rapport à l’argent d’un public qui se fait « prosommateur » (producteur et consommateur). Quant au Bhoutan, il développe une politique publique révolutionnaire instaurant le concept du « Bonheur national brut » (BNB). « L’abondance matérielle finira par s’arrêter« , rappelle un des intervenants. Et c’est avant qu’il faut changer de paradigme économique, insiste Marie-Monique Robin.

Pour en savoir plus :
http://www.arte.tv/sites/fr/robin/

http://future.arte.tv/fr/croissance#21761

Rencontre avec Rob Hopkins

Mi-octobre Rob Hopkins, initiateur du Mouvement de la Transition, était à Paris pour la présentation de son nouveau livre « Ils Changent Le Monde » (The Power of Just Doing Stuff).

A l’invitation de Natureparif (l’observatoire de la biodiversité en Ile de France) et en partenariat avec les Éditions du Seuil et du Mouvement de la Transition, une rencontre était organisée sur Paris le 17 octobre.

Quelle aubaine pour notre toute jeune initiative Plaisiroise de rencontrer Rob et de partager cet instant avec les nombreux Transitionneurs venus l’écouter ! La salle était pleine à craquer (près de 250 invités) et les discussions pleines d’entrain se sont poursuivies jusque tard dans la nuit.

The audience

Pendant près de 40mn Rob nous a parlé des initiatives de Transition mises en place dans son village de Totnes, en Angleterre et plus largement dans le monde.

Après avoir semé les premières graines de la Transition, il a observé que de petites actions locales et citoyennes se propagent par recopie sur tout un territoire et conduisent à une révolution écologique à plus grande échelle dont même les politiques s’inspirent aujourd’hui.

A travers différentes illustrations d’actions locales comme les jardins comestibles à Londres, les entreprises sociales et solidaires au Brésil, les discussions de « rues en transition », l’installation d’« un verger dans ma ville » à St Quentin en Yvelines, le plan de descente énergétique à Totnes, la monnaie locale à Bristol, les Repair Cafés à Paris, les coopératives d’énergies renouvelables… il nous a expliqué comment il est possible de réagir et agir collectivement face aux dérèglements climatiques, en s’organisant à l’échelle locale pour engager la transition écologique.

Au travers du réseau de la Transition, qui assemble aujourd’hui plus de 50 pays, les idées se propagent (the learning network). De nouvelles initiatives se créent chaque jour et s’inspirent des projets déjà lancés dans les territoires en transition pour relocaliser l’économie. Petit à petit le mouvement prend de l’ampleur, le monde change…

Talkins

Rob nous a rappelé qu’aujourd’hui près de 80% de notre alimentation provient des supermarchés. Ils sont devenus tellement incontournable que s’ils venaient à ne plus être ravitaillés, nous n’aurions que deux à trois jours de subsistance. (On comprend mieux pourquoi les menaces de blocage des transporteurs routiers sont toujours prises très au sérieux par nos dirigeants). De plus, les produits qui nous sont vendus en supermarchés sont fabriqués en grande partie par une poignée de grands groupes agro-alimentaires mondiaux qui règnent en maître sur notre alimentation. Peu ou pas de place pour les plus petits.

Pour permettre la résilience, il nous faudrait au contraire créer des petits commerces de proximité qui avaient disparu après l’installation de ces grandes surfaces. Pour cela il est nécessaire d’aider les jeunes à se lancer dans la création d’entreprises de transition pour rapprocher les producteurs locaux des consommateurs.

Le forum ouvert est l’un des moyens mis en avant par Rob pour convaincre nos semblables de la nécessité d’investir dans cette économie locale. N’importe quel citoyen peut être un investisseur par le prêt d’argent, mais aussi de matériel, de support, d’aide. Ainsi on trouve aujourd’hui des boulangeries appartenant à leurs employés, des fermes soutenues par des consommateurs qui se partagent les cultures. En Angleterre, 50 à 60% de l’énergie renouvelable est aujourd’hui produite par des sociétés appartenant à des communautés de citoyens.

Petit à petit les politiques s’approprient les idées de Transition issues du mouvement. Tous ces modèles existent, il faut seulement trouver le moyen de les relier et les faire fonctionner ensemble pour créer des territoires résilients.

Nous pouvons décider de notre propre future en participant à cette économie locale, en recréant du lien dans nos communautés, en développant des projets qui conduiront ensuite à la création d’entreprises sociales et solidaire (Social Technology).

Le noyau initiateur de ces liens d’avenir a souvent tendance à s’épuiser avec les années, car une fois les entreprises créées, les groupes thématiques se disloquent. Il faut donc veiller à entretenir, renouveler les liens (par des évènements festifs et rassembleur par exemple), à ramifier les expériences vécues jusque dans les territoires voisins pour que les idées se développent et que de nouvelles initiatives germent.

A l’image de la forêt, un véritable réseau racinaire se crée et connecte les individus et les communes les uns avec les autres pour former un territoire de résilience.

Plaisir en Transition en est le plus bel exemple, épaulé par SQY en Transition et Villages d’Yvelines en Transition, nous avons déjà beaucoup d’exemples de projets à développer à notre tour sur notre commune !

Pour suivre nos prochaines initiatives, je vous invite à cliquer sur le bouton « Suivre » situé en bas à droite.

A très bientôt parmi nous.

La vidéo de son intervention